Discorde au sujet d’une firme d’avocats à Saint-Mathias-sur-Richelieu

Discorde au sujet d’une firme d’avocats à Saint-Mathias-sur-Richelieu

La mairesse de Saint-Mathias-sur-Richelieu a utilisé son droit de veto afin de reporter le point à l’ordre du jour.

Crédit photo : Martine Veillette

Lors de la dernière assemblée publique de la Municipalité de Saint-Mathias-sur-Richelieu, la mairesse a utilisé son droit de veto afin de reporter une résolution concernant le cabinet d’avocats Cayer, Ouellette et Associés.

Des conseillers, qui siègent comme indépendants, ont demandé de mettre à l’ordre du jour un point concernant les consultations juridiques. La résolution stipule « de donner la directive à la direction générale de ne plus faire affaire avec la firme Cayer, Ouellette et Associés, avocats, et de permettre à la direction générale de consulter un cabinet juridique de son choix ».

Un conseiller a indiqué au Journal qu’il souhaitait prendre du recul vis-à-vis cette firme en raison des événements survenus récemment à Chambly. Rappelons que la Ville a été visitée par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), puis mise sous tutelle, et que les procédures judiciaires de la Ville, dont certaines sont confiées à cette firme d’avocats, sont suspendues et étudiées par la Commission municipale du Québec. « On veut se dissocier de cette firme le temps que ça se règle à Chambly », mentionne Maxime Labrie.

La Ville avait adopté en novembre 2013, soit lors de la première séance du conseil municipal présidée par Jocelyne G. Deswarte à titre de mairesse, une résolution désignant la firme d’avocats de Chambly comme le cabinet d’experts de la Municipalité en matière juridique.

« Ils sont quatre conseillers indépendants et nous, trois. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent. » – Jocelyne G. Deswarte

La mairesse a utilisé son droit de veto parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les conseillers souhaitent adopter cette résolution qui annule la précédente. « Je ne comprends pas pourquoi ils veulent enlever maître Cayer. Il a déjà gagné une cause (pour la Ville). Il est moins cher que l’avocat que nous avons », souligne-t-elle.

Mme Deswarte soutient avoir utilisé son droit de veto parce qu’il s’agit de son recours. « Ils sont quatre conseillers indépendants et nous, trois. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent », affirme-t-elle. C’était la première fois qu’elle l’employait au cours de ce mandat. Elle précise l’avoir fait une fois également dans son autre mandat.

Le directeur général, Philippe Gaudet, est en poste depuis février 2017. Il soutient avoir obtenu l’aval du conseil à l’époque pour consulter un autre avocat. « Je voulais faire affaire avec quelqu’un en qui j’ai pleinement confiance. Depuis que j’ai le droit, je n’ai pas fait affaire avec la firme Cayer, Ouellette et Associés », dit-il.

Séance extraordinaire

Le directeur général explique que lors d’un droit de veto, le point doit être reporté à une séance ultérieure, ordinaire ou extraordinaire. La mairesse n’aura plus de droit de veto.

La Ville a annoncé aujourd’hui qu’une séance extraordinaire aurait lieu ce jeudi 14 mars à 18 h 15. Selon les informations obtenues par le Journal, le point reporté devrait être à l’ordre du jour. Celui-ci n’est pas rendu public avant la tenue de la séance.

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de