Difficile pour les employés du CHSLD Sainte-Croix

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Par Martine Veillette
Difficile pour les employés du CHSLD Sainte-Croix
Une importante éclosion de COVID-19 touche le CHSLD Sainte-Croix depuis septembre. (Photo : Martine Veillette)

Après plus de sept semaines, l’éclosion de COVID-19 dans le CHSLD Sainte-Croix, à Marieville, n’est toujours pas complètement contrôlée. Des cas de personnes infectées sont toujours actifs dans l’établissement.

Le centre d’hébergement figure encore parmi ceux vivant une situation critique. Les nouveaux cas sont plus rares, mais encore répertoriés. À la mi-novembre, 111 employés avaient été infectés depuis septembre. Il en restait 35 encore retirés. Il y avait toujours une vingtaine de résidants positifs et 35 en sont décédés.

Les présidents des syndicats des employés soutiennent que la situation est difficile pour leurs membres. « Ils sont épuisés », affirme Jean Mercier, président du CSN du CISSS Montérégie-Centre, qui représente entre autres les préposés aux bénéficiaires. « Ce n’est pas facile pour le moral. Ils tiennent ça à bout de bras. Ils ont hâte de voir le bout du tunnel », mentionne de son côté Denis Grondin, président de la FIQ de la Montérégie-Centre.

Les employés ont aussi la crainte de ramener le virus à la maison même si leur uniforme est fourni et entretenu par l’employeur.

« Perdre autant de patients en si peu de temps, ce n’est pas facile. » – Denis Grondin

Décès

Le nombre de décès est aussi dur pour certains qui côtoient les résidants depuis quelques années. « Dans les CHSLD, les employés ne bougent pas beaucoup. Ils connaissent bien les résidants », indique M. Mercier.

« Perdre autant de patients en si peu de temps, ce n’est pas facile. Même s’ils sont professionnels, c’est difficile pour le moral », ajoute M. Grondin, qui estime que ça laissera des séquelles pour les travailleurs. Il assure que du soutien psychologique est offert.

Enquête

Le CISSS de la Montérégie-Centre a lancé une enquête afin de faire la lumière sur ce qui s’est passé. Les résultats sont attendus avec impatience par les syndicats afin de comprendre pourquoi ce centre a été aussi durement touché.

Les deux présidents soulignent que l’enquête est large et qu’elle touche plusieurs sphères du service d’hébergement. « Ça peut être long avant d’avoir les résultats », soutient M. Grondin.

« Dose d’amour »

Une ancienne préposée aux bénéficiaires a organisé, le 18 novembre, un défilé de voitures afin de « donner une dose d’amour » aux employés éprouvés. Les citoyens étaient invités a formé une file de voitures et à klaxonner pour montrer leur soutien. Pascale Fafard a aussi organisé ce genre d’activité pour d’autres CHSLD éprouvés au Québec.

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