Deux honneurs pour la Ville de Carignan

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Par Jean-Christophe Noël
Deux honneurs pour la Ville de Carignan
Patrick Marquès (avec la cravate rayée), maire de Carignan, a été honoré le 11 mai lors de l’Ovation municipale de l’UMQ, au Centre des congrès de Québec. (Photo : courtoisie)

Lors du gala clôturant les 98e assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le 11 mai à Québec, les 20 années d’engagement à un poste électif en politique municipale du maire de Carignan, Patrick Marquès, ont été soulignées.

En 1999, l’avocat de profession entamait sa carrière parallèle municipale à titre de conseiller. En novembre 2017, le médiateur qui pratique le droit du travail, le droit de la famille ainsi que le droit civil général devenait maire. Ces vingt années d’engagement envers la communauté lui ont valu ce soulignement honorifique.

« Quand j’ai débuté, mes motivations initiales étaient d’apporter du changement à la Ville. C’est ce qui m’interpellait. Plusieurs correctifs étaient nécessaires, entre autres, en matière de transport en commun », se remémore Patrick Marquès.

Legs en transport

En vingt ans, il s’en brasse des dossiers dans une municipalité. Or, dans un contexte de gonflement démographique, s’ajuster au développement est au cœur du défi. « En 1999, malgré les contributions financières citoyennes, le système de transport collectif était déficient. Nous avons mis sur pied un projet pilote et bonifié l’offre au fil du temps. D’ailleurs, considérant la nouvelle réglementation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), qui fait en sorte que les citoyens paieront cinquante dollars supplémentaires de taxes pour l’immatriculation de leur véhicule afin de financer le transport en commun, on veut qu’ils en aient pour leur argent », explique le maire quant à son apport sur le territoire.

Dossier épineux

À travers un parcours échelonné sur une longue période, il y a des dossiers plus essoufflants que d’autres. En ce sens, le maire relate que « la saga de l’Île au Foin, qui a traîné pendant de nombreuses années, fut pénible en termes d’investissement de temps et de coûts ».

« Je souhaite voir un jour chacun des secteurs relié. » – Patrick Marquès

Rappelons qu’en mai 2017, après plus de dix ans de procédures judiciaires, une entente hors cours était survenue entre la Ville et la compagnie Le Développement de la Seigneurie des Îles inc., mettant fin aux trois requêtes introductives d’instance qui avaient été déposées par la compagnie contre le conseil municipal. La Ville devenait propriétaire de l’Île au Foin. L’entente freinait les projets de construction d’habitations de l’entreprise et assurait la pérennité du lien cyclable/piétonnier qui relie l’Île Goyer à l’Île aux Lièvres ainsi que la conservation de l’île.

Futur

Après ce digne soulignement, les projets se poursuivent et s’asseoir sur ses lauriers en contemplant le passé n’est pas chose envisagée. « Carignan étant étendue de particulière façon, je souhaite voir un jour chacun des secteurs relié, avoir un lien cycliste entre ceux-ci. Développer le réseau des pistes cyclables et faciliter la mobilité entre les différentes zones de la Ville fait partie du travail que j’ai encore à accomplir », envisage dans une perspective d’avenir M. Marquès.

Nouvelle école

Présent lorsque le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a annoncé la construction de la nouvelle école à Carignan, le maire se réjouit de la nouvelle. « Cela permettra de rapatrier nos élèves à Carignan. Ceux-ci sont dispersés dans plusieurs écoles de Chambly, de façon parfois cavalière, créant de l’instabilité au sein des familles. Cette annonce fait beaucoup d’heureux. »

Directeur général récompensé

Par ailleurs, le 5 juin, à l’occasion du dîner d’ouverture du congrès annuel de l’Association des directeurs généraux des municipalités du Québec (ADGMQ), Vincent Tanguay, directeur général de la Ville de Carignan et Joël Bélanger, nouveau directeur général de la Ville de Marieville, se sont vu remettre une bourse de 2 500 $ par La Mutuelle des municipalités. Ce montant pourra être utilisé dans le cadre d’un perfectionnement dont le coût est de 5 595 $. Les critères d’admissibilité à cette bourse reposaient sur une lettre de motivation des candidats ainsi que sur leur curriculum vitae. Les candidats devaient convaincre le jury de leur engagement à poursuivre le développement de leurs compétences et de leur intérêt envers la certification; être en mesure de présenter en quoi la certification s’inscrivait dans leur parcours professionnel; démontrer comment la municipalité pour laquelle ils œuvrent bénéficiera de la bourse de perfectionnement attribuée.

Jean Matte, directeur général de l’ADGMQ, décrit les caractéristiques principales d’un bon directeur général. « Il doit avoir de l’intérêt pour le service public et l’innovation; posséder un bon leadership; une grande adaptabilité, car les objectifs diffèrent d’une ville et d’un conseil à l’autre; un bon sens d’écoute; être un bon communicateur. » Le directeur de l’association, dont l’adhésion coûte environ 800 $ annuellement, ajoute que « Les directeurs généraux des municipalités proviennent principalement de formation en droit, en génie, en urbanisme, en loisir et en administration.

 

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