Des travaux de réfection dans la mire

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Par Jean-Christophe Noël
Des travaux de réfection dans la mire
C’est un objectif de 75 000 $ que se sont fixé Jean-Paul Bergeron et Élise Robert, marguillière . (Photo : Jean-Christophe Noël)

Le clocher de l’église de Sainte-Angèle-de-Monnoir a nécessité une expertise et présente différents problèmes. Il devra faire l’objet de travaux à court, moyen et long termes.

Sur un horizon d’une dizaine d’années, ce sont des travaux de plus de 200 000 $ qui sont requis. C’est ce que mentionne le rapport de l’architecte David Nadeau. Les travaux à considérer en premier lieu sont les suivants : retirer la statue située sur le devant de l’église; adresser les problèmes de corrosion sur les toitures nouvelles de la nef; prévoir le repeinturage du plancher de la chambre à cloche; planifier annuellement un fonds de prévoyance pour des entretiens urgents le temps que les travaux définitifs soient exécutés.

À considérer en second lieu, mais assurément d’ici cinq ans, il faut prévoir reprendre à neuf la tôlerie à angle située sous le plancher de la chambre à cloche et effectuer les autres interventions aux colonnes et autres zones affectées.
En troisième lieu, d’ici 5 à 10 ans, il faut prévoir repeindre la flèche de l’église et effectuer les travaux d’entretien qui y sont requis. Il faudra aussi reprendre à neuf la tôlerie des murs de la base du clocher.

Le rapport précise toutefois « que nous n’avons pas consulté le registre des matières dangereuses ni été avisés que des matières dangereuses étaient présentes dans le bâtiment. Par conséquent, cette étude n’intègre pas la complexité que pourraient entraîner des travaux dans de telles conditions ».

Campagne de financement

Construite en 1872, l’église, considérée par certains comme un joyau architectural constituant l’âme et le cœur de la municipalité, aura besoin de la générosité de ses donateurs et fidèles. L’établissement a actuellement à son actif 45 000 $. Jean-Paul Bergeron est administrateur financier de la paroisse. Il prévoit demander une contribution d’environ 100 000 $ au Conseil du patrimoine religieux du Québec. Pour pallier le manque, l’établissement religieux lance une campagne de financement visant à amasser quelque 75 000 $. « Cette campagne de financement qui s’amorce constitue pour l’ensemble de la communauté angéloirienne un beau défi qu’il nous importe de relever. Cette église a été construite grâce à la ténacité, à la fierté et au sentiment d’appartenance de générations beaucoup moins favorisées qu’actuellement. Nous n’avons qu’un objectif : réussir », avance avec cœur M. Bergeron, qui met l’accent sur l’attachement et la générosité de la communauté envers sa paroisse.

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