Des surfaces de jeu et des gradins vides

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Par Jean-Christophe Noël
Des surfaces de jeu  et des gradins vides
Le membres du hockey mineur, tout comme Les Forts de Chambly, n’ont pu entailler la glace à leur guise. (Photo : archives)

De grands rendez-vous sportifs n’ont pas eu lieu en 2020 en raison de la COVID-19. Faisons le tour de quelques-uns de ceux-ci.

L’une des plus anciennes traditions de Chambly a été la première à écoper. La 47e édition du tournoi impliquant les équipes de Chambly et de Revere, près de Boston, a dû plier l’échine le 11 mars face au virus. La décision était incontournable avec la fermeture subséquente entre frontières. Toujours au hockey, ce n’est que quelques jours plus tard que les Forts de Chambly lançaient la serviette sur les séries éliminatoires, après une campagne somme toute difficile.

D’une patinoire à l’autre, Mathieu Ostiguy, un Angèloirien, a mis fin à sa carrière de patineur artistique puisqu’il n’a finalement pas trouvé de nouvelle partenaire. Toutefois, après son arrêt définitif, l’athlète de 22 ans devait participer à des spectacles pour clore son parcours, mais la COVID-19 est venue tout faire basculer. « Cela fait en sorte que tous les spectacles de fin de saison sont annulés. C’est triste, car ça aurait été mes dernières prestations. Mais je suis surtout

triste pour tous nos élèves qui attendaient ce moment impatiemment », avait dit le patineur au journal.
Chamblyenne depuis un peu plus d’un an, Lysanne Richard, plongeuse de haut vol, s’avère une découverte de haut niveau. Participant à des compétitions sur la scène internationale, elle a dû se résigner à remiser le tremplin à la fin du mois d’avril. Considérant que les plongeons « peuvent être des événements qui rassemblent plus de 70 000 personnes », c’est sans surprise que l’annonce est tombée. Au fil de la pause allongée, la plongeuse en a profité pour faire avancer d’autres sphères de sa carrière et réaliser d’autres projets, comme son fameux plongeon dans le fjord du Saguenay.

À la fin du mois de mai, même si la Ligue de soccer Montérégie (LSM) avait décidé d’annuler complètement la prochaine saison, le Club de soccer L’Arsenal de Chambly songeait plutôt à modifier son offre. Au début du mois de juin, le club annonçait un retour sur les terrains. « Le club travaillait sur la faisabilité et à mettre en place, au cours des prochains jours et des prochaines semaines, le protocole établi par Soccer Québec. » De son côté, la LSM regroupe 14 municipalités, dont Saint-Césaire, Marieville et Rougemont.

Le Centre équestre de Chambly célébrait sa dixième année d’existence. Bien qu’à la fin du mois de mai, l’entité avait la permission de faire des montes libres encadrés, elle n’avait pas le droit de reprendre ses cours, éléments crucial pour la survie de l’entreprise.

À la fin du mois de juin, les centres d’entraînement et les plateaux de gymnastique reprenaient le collier. Environ deux mois plus tard, après avoir lancé sa campagne de sociofinancement, le Gym chez Trottier, à Chambly, récoltait plus de 30 000 $, élément nécessaire à sa survie.

Le ‘’nouveau’’ baseball a aussi fait partie de cette foulée de déconfinement sportif estival. Le guide des règles à respecter, publié sur le site de Baseball Québec et mis à jour à quelques reprises, a permis au sport à rythme lent d’exister, les contacts ou la proximité étant de courte durée. Quelques règles ont métamorphosé, sans le compromettre, le visage du sport. Intéressante, l’une de celles-ci stipulait que chaque équipe devait apporter ses balles en défensive.

Retour vers la noirceur

La deuxième vague a été décrite par plusieurs comme le retour vers la noirceur. Bon nombre de sportifs se sont vus, une seconde fois, coupés de leur passion. En octobre, les sports d’équipe, comme le hockey, ont cessé leurs activités en zone rouge. Tous les sports, même le patinage artistique, la gymnastique et la danse ont aussi été obligés d’activer d’urgence le frein à main. À cette liste déjà chargée s’est ajoutée la fermeture des salles d’entraînement.

Le pickleball est un sport moins connu mais qui gagne en adeptes. En août, on annonçait l’ouverture, prévue à l’automne, du Centre sportif Chambly, qui serait le premier centre de pickleball intérieur au Québec. Une primeur au Canada. Or, un autre destin attendait le centre. La saison, qui a commencé en septembre pour les joueurs, n’aura duré qu’un peu moins d’un mois au lieu de se poursuivre jusqu’en mai 2021, puisque le centre a fermé ses portes.

Le mois d’octobre aura été fatidique et sans merci non seulement pour les restaurateurs, mais aussi pour le monde du sport. C’est à un bien mauvais moment qu’est arrivée la pause forcée pour les Forts de Chambly, qui faisaient flèche de tout bois au cœur du Défi Bauer. L’équipe chamblyenne de la Ligue de hockey junior AAA du Québec (LHJAAAQ) était en position de pôle dans sa section. Avec leur fiche de 3 victoires et 1 défaite, Les Forts étaient en bonne posture dans ce tournoi à la ronde initial de six parties pouvant ensuite les mener en demi-finale du Défi Bauer.

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