Des pertes de fruits et légumes

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
Des pertes de fruits et légumes
La Fruiteraie Gadbois est aux prises avec des surplus de bleuets. (Photo : archives)

Les agriculteurs de Rougemont essuient des pertes en raison des surplus de production de fruits et légumes générés.

« Les champs sont bondés de légumes et les vergers croulent de pommes. Tout est en avance et il y a un risque important de gaspillage », a rapporté, au début du mois, Steve Flanagan, chargé des communications pour Tourisme Rougemont. « Ç’a été une excellente année pour les producteurs jusqu’ici, mais on risque de laisser pourrir beaucoup de fruits et légumes », a déploré ce dernier.

Au Potager Mont Rouge, « tout est plus gros et plus abondant, et la production de citrouilles est tellement en avance qu’elle risque de ne pas se rendre jusqu’à l’Halloween ».

« On ne fait pas pitié (…) on va tout de même passer une bonne année, mais c’est triste de travailler pour une production et de ne pas pouvoir la sortir. » – Vincent Gadbois

En fin juillet, le journal avait traité du fait que la production de bleuets de la Fruiteraie Gadbois, dont la quantité se voulait généreuse, avait échappé aux conséquences du gel puisque son type de cultivars était favorable à la production de gros bleuets et qu’ils étaient localisés sur un plateau. Aujourd’hui, on parle d’un surplus et de possibles pertes.

« Je n’aime pas parler de gaspillage, car cela impliquerait un travail mal fait, alors que certaines choses sont hors de notre contrôle », entame Vincent Gadbois, le propriétaire. « Au printemps, on a eu une floraison hâtive, car la chaleur s’est accumulée plus rapidement. Des journées avec des températures comme on en a eu, allant de 30 ou 35°C, avec des nuits allant de 23 à 25°C, affectent directement mes plantes et celles d’autres agriculteurs. Ça fait des périodes de deux jours et demi de chaleur. » M. Gadbois ajoute que la clientèle est moins portée vers l’autocueillette en période de canicule. « On ne fait pas pitié, soyez sans crainte, on va tout de même passer une bonne année, mais c’est triste de travailler pour une production et de ne pas pouvoir la sortir. »

Un compromis pour éviter les pertes

Une partie des surplus retournera à la terre et au gazon « car les fruits et légumes sont constitués à environ 95 % d’eau ». Une initiative à but non lucratif serait aussi en branle pour récupérer des surplus, grâce à l’organisme marievillois Alternative Aliment-Terre.

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