Des personnalités locales rendent hommage à Jacques Parizeau

Par Annabelle Baillargeon
Des personnalités locales rendent hommage à Jacques Parizeau

HOMMAGE. Jacques Parizeau laisse dans le deuil plusieurs personnes de la région, qui n’ont pas hésité à partager leurs souvenirs de l’ancien premier ministre du Québec.

Dans le cadre de ses fonctions d’attachée politique pour la députée Louise Beaudoin, Diane Godin a eu l’occasion de rencontrer M. Parizeau au cours d’un repas.

« M. Parizeau avait une voix qui portait et une croyance incroyable pour le Québec. Il était un créateur. Il était convaincu qu’il était possible pour le Québec d’être prospère. C’était important pour lui de dire les choses de façon juste, de vulgariser et d’expliquer le plus honnêtement possible », se souvient Mme Godin.

Cette dernière admet que la prestance du chef péquiste l’impressionnait. Selon elle, il a été un pilier pour le Québec. « Toutes les figures politiques le reconnaissent, peu importe leur allégeance politique. J’ai eu la chance de le côtoyer et de voir son œuvre », ajoute Diane Godin.

Si M. Parizeau n’avait pas la langue dans sa poche, Mme Godin se souvient qu’il ne s’est jamais empêché de dire le fond de sa pensée.

Daniel de Brouwer, a eu la chance de côtoyer l’homme politique dans le cadre de ses fonctions antérieures en tant que responsable du bureau de comté de Louise Beaudoin.

M. de Brouwer le décrit comme un homme fidèle à sa parole qui tient ses promesses et à l’écoute des gens.

« Il avait une vision très claire du Québec. Il a appris aux Québécois à ne jamais renoncer à leurs rêves. C’était un homme de conviction, un homme d’État. Ce n’était pas un politicien traditionnel », mentionne-t-il.

Du côté du Parti québécois de Chambly, le président, Charles Fraser-Guay, a été attristé d’apprendre le décès de Jacques Parizeau. Le jeune homme a eu la chance d’entendre le chef péquiste lors d’une allocution à l’Université de Montréal et cette expérience a eu un impact direct sur son parcours.

Celui qui a été l’agent officiel du député Bertrand Saint-Arnaud durant les élections de 2012 et de 2014 indique que M. Parizeau «demeure l’incarnation même d’un Québec moderne et décomplexé, qu’il a fortement contribué à bâtir.»

Dans une lettre qu’il adresse à l’exécutif et aux membres du Parti québécois de Chambly, il les encourage à préserver la mémoire de l’ancien premier ministre du Québec en poursuivant la marche vers l’indépendance nationale. «Son volontarisme et son absence d’ambivalence concernant la question nationale doivent nous servir de guide», écrit-il.

Il ajoute également que «contrairement, aux nombreux commentateurs du dimanche qui se plaisent depuis toujours dans un défaitisme et un dénigrement systématique de notre peuple, M. Parizeau, même au crépuscule de sa vie, n’a jamais perdu cette confiance, cette foi inébranlable en la finalité de notre action».

Son ami qui est aussi membre du Parti québécois de Chambly, Louis Monty-Tremblay, renchérit dans le même sens. «C’était un homme cultivé avec une passion incroyable. C’est lui qui nous a mené le plus proche de la liberté, de l’indépendance du Québec», soutient-il.

Les villes de Chambly, de Richelieu et de Carignan ont mis en berne le drapeau du Québec jusqu’au crépuscule le jour des funérailles de M. Parizeau, à la demande du premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

En collaboration avec Adaée Beaulieu

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