Des parcours qui sortent de l’ordinaire

Photo de Jean-Christophe Noël
Par Jean-Christophe Noël
Des parcours qui sortent de l’ordinaire
Alexandra Labbé, Martin Baller, Sylvie Blanchard et Érik Christensen ont été les commanditaires d’inspiration de la Soirée SMC. (Photo : courtoisie - PhotographesCommercial.com)

Ils ont forgé leur chemin, une route qui ne fut pas lisse et fluide, en posant des gestes qui demandent de l’initiative. Ils ont verbalisé leur parcours dans le cadre des Soirées Simonne-Monet-Chartrand (SMC).

Le 5 février, ils étaient quatre commanditaires d’inspiration, baptisés ainsi par Hélène Langevin, directrice générale à la Maison Simonne-Monet-Chartrand, à faire une allocution durant près de vingt minutes au Pôle culturel et devant un auditoire attentif d’environ 175 personnes.

« L’idée, c’était d’inspirer les gens autour de nous et de faire la démonstration qu’on ne connaît pas les gens tant que ça tant que l’on ne s’intéresse pas à eux. Nous souhaitons créer une sorte de mouvement humain », exprime Mme Langevin, qui décrit l’ambiance de la soirée comme en étant une familiale.

Ces quatre humains ayant le mandat d’inspirer étaient Martin Baller, Sylvie Blanchard, Érik Christensen et nulle autre que la mairesse de Chambly, Alexandra Labbé.

Martin Baller

Âgé de 47 ans, Martin Baller a eu de graves problèmes de santé cardiaque il y a quatre ans. Il ne pensait pas s’en sortir vivant.

« On a tendance à se contenter d’un confort sans être nécessairement heureux. » – Érik Christensen

« Mon message est d’agir maintenant, de ne pas remettre ses projets à demain. La vie est fragile, dit le Richelois qui a, depuis, démarré son entreprise après avoir été l’attaché politique de Jean-François Roberge. On a toujours en tête des considérations qui empiètent sur nos rêves, mais le temps file à vive allure », ajoute le père de deux adolescents.

Sylvie Blanchard

Implantée au cœur de la communauté, Sylvie Blanchard est directrice générale au Centre communautaire l’Entraide Plus.

« J’ai décidé très jeune de faire une quête alchimique sans le savoir à l’époque. Je me remettais en question constamment. Je voulais comprendre la vie, le monde, tout ce qui m’entourait. Moi qui suis introvertie, je me suis façonné un suit d’extravertie pour passer à travers, car je suis hypersensible, à risque de se faire détruire quand tu n’as pas d’armure », explique celle qui met de l’avant l’importance de la responsabilisation et sa mise en application.

Érik Christensen

Ayant vécu la majorité de sa vie à Chambly, Érik Christensen est passé d’une maîtrise en musicologie à directeur général d’une clinique en médecine sociale sans retourner sur les bancs d’école.

« Mon parcours professionnel est atypique. J’ai vécu de multiples défis dans mes différents emplois, cumulant un bagage provenant de plusieurs milieux. Dans la vie, il faut prendre des risques, oser, dire oui devant l’incertitude. En prenant des risques, on se donne la chance de se créer des opportunités et d’améliorer son sort. On a tendance à se contenter d’un confort sans être nécessairement heureux. Il faut parfois sortir de sa zone de confort », complète l’homme, qui compare son C.V. à un menu de restaurant.

Alexandra Labbé

La mairesse a livré un témoignage que plusieurs ont qualifié de poignant et vibrant. Depuis le début de sa vie, elle doit composer avec une santé fragile et précaire. Cette santé a été hypothéquée, entre autres, quand à 28 ans, elle a reçu un diagnostic de cancer du rein.

« Il fallait inspirer les gens à apporter des changements à leur vie et, en sortant, certains m’ont dit qu’ils essaieraient de changer leur façon de voir les choses. Mon idée était de porter un regard plus bienveillant sur sa vie et sur ce qui nous arrive en général. À partir du moment où l’on regarde les choses avec bienveillance, tout prend une dimension nettement plus positive. Je me suis inspirée d’une expérience éminemment négative, soit mon combat contre le cancer, pour expliquer que même à travers ça, j’ai réussi à construire des souvenirs qui sont positifs malgré tout et qu’on n’a pas besoin d’une situation comme ça pour le faire au quotidien », partage la mairesse, émue.

Approximativement 7 500 $ ont été amassés lors de la soirée. L’argent servira concrètement à acheter des valises rigides neuves. Elles seront remises aux utilisatrices de la Maison Simonne-Monet-Chartrand, qui pourront transporter leurs effets plus dignement qu’avec des sacs à ordures. La prochaine Soirée SMC aura lieu le 21 octobre.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de