Des mesures pour réduire les risques

Par Martine Veillette
Des mesures pour réduire les risques
La microbrasserie Délires et Délices a mis plusieurs mesurent pour respecter les directives de la santé publique. (Photo : Martine Veillette)

Le virus COVID-19 est toujours présent en Montérégie. L’événement du resto-bar à Brossard rappelle l’importance de demeurer vigilant. À Chambly, deux micro-brasseries ont indiqué leurs mesures afin de s’assurer de ne pas faire la manchette négativement.

« C’est un peu décourageant de voir qu’à des endroits les mesures ne sont pas respectées. Si on doit refermer, ce ne sera pas bon. On n’applique pas les mesures par choix, c’est la Santé publique qui nous dit de le faire », soutient Anik Cormier, copropriétaire du Délires et Délices à Chambly. Elle espère que cette mésaventure qui a été largement publicisée, puisse sensibiliser les clients et les employés de l’importance de faire attention.

«Je ne suis pas inquiet de la perte de contrôle ou de la propagation du COVID dans notre établissement. Les employés prennent ça au sérieux! » affirme de son côté Louis Monty-Tremblay, directeur et copropriétaire de La Croisée des chemins, à Chambly.

Rappelons que la direction de la santé publique de la Montérégie a fait un appel à tous ceux qui étaient présents au Mile Public House le 30 juin de 20h à 3h, les invitant à passer un test de dépistage. Des personnes présentes, qui avaient participé à des partys privés avant, ont testé positif à la COVID.

Christian Dubé, nouveau ministre de la Santé, a indiqué lors d’un point de presse que les propriétaires de restaurants et de bar avaient « la responsabilité de faire respecter les consignes de la santé publique ». Quelques jours plus tard, le gouvernement du Québec a ordonné trois nouvelles mesures pour les bars. Ils doivent arrêter de vendre de l’alcool à minuit et fermer à 1h, être à 50% de leur capacité et les clients doivent être assis pour consommer, la danse est interdite. M. Dubé a également demandé la collaboration des clients pour que les propriétés puissent tenir un registre. Une présence policière devrait aussi être accrue dans certains secteurs.

« C’est un peu décourageant de voir qu’à des endroits les mesures ne sont pas respectées. Si on doit refermer, ce ne sera pas bon. » – Anik Cormier

Les mesures

La direction de la santé publique de la Montérégie assure que le commerce de Brossard avait des mesures en place. Elle est en train de voir à les bonifier.

« Le respect du deux mètres entre les personnes qui ne sont pas du même ménage doit être en place grâce à un aménagement des lieux et des règles strictes en place. L’ensemble des bars et restaurants doivent respecter ces mesures. Il est un devoir citoyen des clients de contribuer à leur respect », indique-t-on à la santé publique.

À La Croisée des chemins, qui a rouvert le 22 juin, M. Monty-Tremblay souligne qu’un portier est a l’entrée afin de s’assurer que les gens se désinfectent les mains et pose les questions d’usage, soit le nombre d’adresses et si les personnes ont des symptômes. Il prend aussi en note les coordonnées des clients, si jamais il y avait un cas de COVID.

À l’intérieur, des couloirs à sens unique sont aménagés. Des indications montrent le sens et d’autres incitent au respect de la distanciation. Les employés portent le masque, la visière ou des lunettes de protection et se lavent les mains fréquemment. Les tables sont désinfectées entre chaque groupe.

L’endroit peut accueillir la moitié de sa capacité habituelle et les tables sont disposés pour assurer une distance de deux mètres. De plus, La Croisée des chemins continue son service de menu à emporter afin de combler le manque à gagner.

Au Délires et Délices, Mme Cormier soutient qu’une porte sert uniquement pour entrer et l’autre pour sortir de l’endroit. Du gel antiseptique se trouve à différents endroits dans le commerce. Les serveurs en ont aussi sur eux. Ils portent également la visière. Du plexiglas a été installé à la caisse.

Les tables et les chaises ont été installées de manière à conserver la bonne distance. « Il est interdit de les bouger. On y tient mordicus, même si ça fait parfois des mécontents», affirme Mme Cormier.

La salle à l’étage a commencé à être louée pour des petits événements. Les gens peuvent y être assis par famille. Selon la copropriétaire, ça fonctionne bien.

Mme Cormier se réjouit de la réponse jusqu’à maintenant. Elle estime que la vente de cruchon de bière, qui est encore disponible, a permis de faire connaître son commerce.

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