Des excursions pour un bonheur professionnel

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Par Jean-Christophe Noël
Des excursions pour un bonheur professionnel
Maïkana a officiellement lancé son service d’excursion aux entreprises. (Photo : courtoisie - Laura Ducharme)

L’entreprise richeloise Maïkana bonifie son offre et lance officiellement son service d’excursion aux entreprises, soit le deuxième volet proposé par l’entité.

Préalablement, l’entreprise mise sur pied par Laura Ducharme s’est solidifié les reins à l’endroit d’une clientèle jeunesse en offrant une combinaison plein air et animalière se concrétisant par des excursions de groupe en montagne accompagnées d’un chien.

L’intervention par la nature et l’aventure à visée thérapeutique, mariée à la zoothérapie, est une approche alternative prenant de l’ampleur dans le domaine de l’intervention en santé mentale. C’est ce que Maïkana nomme “ l’aventure zoothérapeutique “.

Or, cette fois, c’est une clientèle professionnelle que vise la compagnie richeloise, en offrant aux entreprises son service de mobilisation des employés par l’aventure. C’est le 21 février, dans le cadre d’une formule 5 à 7 chez MEC, à Longueuil, que l’offre de service a été formellement dévoilée.

« Il s’agit d’une ou de plusieurs séances en contexte de nature et d’aventure dans lesquelles l’équipe est amenée à vivre une microexpédition où elle devra mettre en place des stratégies de communication et de gestion innovatrices », décrit la femme de 30 ans quant à la démarche peu orthodoxe.

« Dans une approche expérientielle, on vise à aider l’équipe à devenir davantage autonome, à explorer davantage le potentiel de chacun de ses membres et à accélérer son processus de maturation », ajoute-t-elle.

« On évalue les besoins internes de l’entreprise et les objectifs qu’elle souhaite atteindre. Est-ce de l’ordre de la consolidation, de la communication, des enjeux à dénouer au sein de l’entreprise, etc? Ensuite, on établit un plan de match sur mesure. À la fin de l’excursion, on fait un debriefing avec l’équipe et on lui remet un bilan pour que ce qui en ressort soit ensuite applicable au quotidien », décortique la fondatrice de Maïkana, qui souhaite que la démarche laisse des traces utiles et permanentes chez sa clientèle.

« Je dois dire aux gens que nous ne sommes pas un camp de vacances, ni un camp de jour, et l’on ne fait pas que jouer dehors. » – Laura Ducharme

Pour le service aux entreprises, qui aide à renforcer les liens dans une équipe de travail, l’excursion n’est pas systématiquement en présence d’un chien, mais l’option est tout de même offerte si désirée.

De nouveaux outils

En novembre dernier, Mme Ducharme avait participé à la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs du monde francophone qui se déroulait, entre autres, à Strasbourg.

« Depuis, Maïkana a développé de nouveaux partenariats avec des entreprises de la province. J’ai aussi intégré un espace collaboratif basé à Saint-Jean-sur-Richelieu afin de recevoir des clients potentiels et d’avoir accès à des salles de conférence et de rencontre où se donnent des formations », énumère celle dont le prix OSEntreprendre a favorisé cette entrée.

Europe 2020

L’Office franco-québécois pour la jeunesse, implanté en France et au Québec, accompagne des projets de mobilité des jeunes adultes de 18 à 35 ans.

« Il y a un volet au sein duquel je peux proposer un projet que je développe. L’office m’accompagne ensuite pour le mettre en place. Cela permet d’aller chercher de l’expertise à l’international qui n’existe pas nécessairement au Québec et de renforcer les liens de la francophonie. Sous cette optique, j’ai ciblé des entreprises en Belgique et en Suisse dont le produit a des similarités avec le mien », dépeint Mme Ducharme, qui se rendra en ces pays pour y faire un stage d’observation et un échange de bonnes pratiques afin de s’inspirer pour ensuite le transposer au Québec.

Une éducation à faire

L’intervention par la nature et l’aventure est encore globalement méconnue en Montérégie

« Les gens ne comprennent pas toujours ce que nous offrons. Il y a peu de compétition, mais je dois faire énormément d’éducation en ce sens que je dois dire aux gens que nous ne sommes pas un camp de vacances, ni un camp de jour, et l’on ne fait pas que jouer dehors. Il faut expliquer que Maïkana, c’est plus complexe que l’image qu’ils peuvent en avoir. Nous sommes dans une visée clinique, une visée d’intervention. C’est mon enjeu principal », termine la jeune femme dynamique.

 

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