Grand brouillArt créatif: des élèves créent dans l’inconnu

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Par Martine Veillette
Grand brouillArt créatif: des élèves créent dans l’inconnu
(Photo : courtoisie)

Des coéquipiers qu’ils ne connaissaient pas, du matériel et un thème découverts la journée même : voilà le contexte dans lequel une centaine d’élèves de différentes écoles ont créé une murale en une journée.
Pour la deuxième année, Stéphanie Bernier et Martin Dubois, deux enseignants en arts plastiques à l’école secondaire Marcel-Landry, ont présenté le Grand BrouillArt créatif. Ce projet réunit une centaine d’élèves des cinquième et sixième années du primaire, tous les niveaux du secondaire et une vingtaine d’enseignants de dix-sept écoles de la Commission scolaire des Hautes-Rivières. Les écoles de Ramezay de Marieville, Saint-Michel à Rougemont et Saint-Vincent à Saint-Césaire étaient du nombre.
L’activité a lieu sur une base volontaire lors d’une journée pédagogique. Cette année, elle s’est déroulée le 25 janvier à l’école secondaire Marcel-Landry, à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Lorsque les élèves sont arrivés, ils se sont vus remettre une cocarde avec leur nom d’équipe. « On a mélangé les élèves du primaire avec ceux du secondaire et de toutes les écoles afin de créer de nouveaux liens », explique Mme Bernier. Il y avait dix-neuf équipes, composées de six ou sept élèves provenant de divers niveaux scolaires et d’écoles différentes.
Les enseignants ont aussi formé un groupe pour créer une œuvre. « C’était l’occasion de devenir créateur. Les enfants ont pu nous voir créer alors qu’ils nous voient toujours plus comme pédagogues », souligne l’enseignante.

« C’est l’idée du Grand BrouillArt de ne pas savoir avec qui ils seront, d’ignorer la nature des matériaux et l’élément déclencheur. » – Stéphanie Bernier

Après avoir découvert les membres de leur équipe, les jeunes ont entendu la musique sur laquelle ils devaient s’inspirer pour créer. Les instigateurs du projet ont choisi Gyroscope de Boards of Canada. Les élèves ont ensuite ouvert la boîte contenant leur matériel pour la journée, soit de la peinture blanche et noire, du papier journal, des papiers de construction et des pastels.
Ils avaient ensuite deux heures et demie pour créer leur œuvre sur des toiles variées. « C’est l’idée du Grand BrouillArt de ne pas savoir avec qui ils seront, d’ignorer la nature des matériaux et l’élément déclencheur. Ils ne connaissaient pas non plus le format de la toile », mentionne Mme Bernier.
Elle précise que la majorité des jeunes créateurs ont utilisé la technique mixte de peinture, le collage et le pastel pour réaliser leur toile. « Certains ont même pris le carton des boîtes. Ce sont de vrais créateurs! », s’exclame-t-elle.

Présentation et juges

À la fin du processus, les élèves devaient présenter leur œuvre aux autres ainsi qu’aux trois juges.
Trois artistes professionnelles en arts visuels, Lina Loisel, Marie-Ève Valiquette et Nadia Nadège, étaient juges pour l’occasion. Elles devaient choisir une seule œuvre « coup de cœur ». Les membres de l’équipe gagnante ont reçu un tablier à l’effigie de l’événement et une mention honorifique.
Les enseignants font des démarches afin d’exposer les œuvres dans un lieu culturel. Ensuite, ils aimeraient qu’elles se promènent dans les différentes écoles. « Pour le moment, les toiles sont entreposées dans un local. On ne veut pas qu’elles soient oubliées mais bien qu’elles survivent à l’événement », affirme Mme Bernier.

Promouvoir les arts plastiques

Le but de cet événement est de faire la promotion des arts plastiques. L’enseignante, qui avoue être une mordue de sa discipline, souligne qu’il n’existe pas beaucoup d’activités du genre.
« Il y a beaucoup d’événements sportifs ou musicaux, mais pas beaucoup d’activités sont consacrées aux arts visuels », dit-elle.
Mme Bernier ajoute qu’en classe, il est plus difficile de réaliser un projet en une seule journée, puisque les cours durent entre 50 et 75 minutes selon le niveau scolaire. « C’est difficile de créer un projet de A à Z en une seule période », estime la professeure.
Elle indique également que le fait de créer toute une journée ressort dans ce que les élèves ont apprécié de l’activité.

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