Des écoles en bien mauvais état

Des écoles en bien mauvais état

ÉDUCATION. Le député de Chambly Jean-François Roberge a jeté un pavé dans la mare en révélant que 478 bâtiments scolaires de la province sont en mauvais état selon les évaluations récentes du ministère de l’Éducation, qu’il a rendues publiques.

:«Il y avait anguille sous roche, on voyait bien que sur l’île de Montréal il y avait des écoles qui étaient fermées, des champignons dans les murs, la santé et la sécurité des jeunes étaient menacées, on s’est donc dit qu’il n’y avait sans doute pas qu’à Montréal qu’il y avait des problèmes de vétusté des écoles», déclare le porte-parole de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière d’éducation.

S’il savait que des écoles à l’extérieur de Montréal avaient besoin de rénovations, le député ne s’attendait pas un tel nombre.

Des écoles de la région concernées

Au total, 478 écoles québécoises sont touchées par le problème, et 55 bâtiments sont dans un état si critique qu’il s’avère plus rentable de les démolir et de les reconstruire.

En Montérégie, 78 écoles sont concernées. L’école primaire Jacques-De Chambly figure dans la liste des bâtiments scolaires dont le niveau de délabrement est jugé préoccupant par le ministère de l’Éducation. Son indice de vétusté se situe à 28,82%, et les sommes nécessaires à sa réfection s’élèvent à 1 779 189,79$, selon les évaluations du ministère.

«Ce n’est pas suffisant de bâtir de nouvelles écoles, il faut entretenir celles que nous avons déjà», mentionne le député, en référence à la nouvelle école primaire en construction à Chambly.

«Juste en Montérégie, six écoles sont dans un état tel que ça va coûter moins cher de les reconstruire», poursuit le député, qui attend un plan d’action du gouvernement Couillard.

Le droit de savoir

C’est par soucis d’informer la population que le député – lui-même enseignant au primaire pendant 17 ans – a décidé d’enquêter. «Je pense que les gens ont le droit de savoir dans quel état sont les écoles, affirme-t-il. On veut convaincre nos jeunes de rester à l’école, mais dans les faits, le gouvernement a abandonné le dossier pour se concentrer sur d’autres choses», croit-il.

Le député de Chambly appelle aujourd’hui à un véritable plan d’action pour protéger la santé et la sécurité des élèves et des enseignants. «Le gouvernement a essayé de cacher l’information. Maintenant que la CAQ l’a mis au grand jour, il n’a pas le choix de réinvestir et de mettre en place un vaste plan gouvernemental afin de remettre le parc-écoles du Québec sur pied le plus rapidement possible. «Oui, ça va nécessiter des investissements importants, mais c’est de la sécurité de nos enfants et de nos enseignants dont il est question et ça, ça n’a pas de prix», conclut le député.

Une «certaine» interprétation selon la CSP

«La liste des écoles vétustes n’est pas à jour», affirme la porte-parole de la Commission scolaire des Patriotes, Lyne Arcand. Selon cette dernière, les chiffres concernent des travaux qui, pour la plupart, ont été ou seront réalisés, et n’incluent pas de problèmes de mauvaise gestion.

«La liste des écoles vétustes varie souvent d’une année à l’autre, parce que certaines écoles ont effectué leurs travaux, tandis que d’autres non. Il y a des écoles qui se retrouvent une année où il n‘y a pas grand-chose à faire, et qui se retrouvent en haut de la liste.»

Si la porte-parole déplore le manque d’investissement du gouvernement «depuis une vingtaine d’années», elle indique que la CSP investit chaque année entre 10 et 12 M$ dans l’entretien du parc scolaire, incluant l’école Jacques-De Chambly.

 

 

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