Des compagnies écoresponsables

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Par Jean-Christophe Noël
Des compagnies écoresponsables
De plus en plus de compagnies tendent vers l’écoresponsabilité. (Photo : courtoisie)

Plusieurs compagnies ayant choisi Chambly comme terre d’accueil agissent à titre d’exemple en matière d’écoresponsabilité, qualificatif en vogue en cette ère.

La tendance étant au vert, Chambly abrite en son sein des compagnies qui posent des gestes concrets afin de réduire leur empreinte écologique. Certaines emboîtent le pas, d’autres sont plus réfractaires aux changements.

Les Pages vertes

Les Pages vertes décrivent ainsi le mot écoresponsable : « Une personne ou une entreprise écoresponsable se définit par un comportement ou une activité qui respecte l’environnement, mais aussi l’univers social et économique de son milieu. Une personne responsable réfléchit et pèse les conséquences de ses actes en vue de les harmoniser à l’ensemble auquel elle participe, notamment de manière à réduire son empreinte écologique. »

Elles rassemblent les entreprises écoresponsables en un même répertoire, facilitant la consommation durable et outillant la population pour une transition écologique. On peut d’ailleurs retrouver sur celles-ci le Baromètre de la consommation responsable du Québec. Les Pages vertes évaluent, selon plusieurs critères distincts, des entreprises comme Kanaille.

Kanaille

Patricia Tardif est la propriétaire de la boutique Kanaille, friperie pour enfants et maternité donnant une seconde vie aux vêtements, jouets et articles pour enfants.

« Nous fonctionnons maintenant sans étiquettes. Visant le zéro déchet, on prend des épinglettes qu’on récupère. On invite les gens à vendre leur matériel chez nous, étirant la longévité de vie d’un produit. Nous avons une cote de 77 % sur les Pages vertes, qui nous aident à trouver des solutions pour nous améliorer. Par mes actions, j’englobe les trois R : recycler, récupérer et réutiliser », décrit Mme Tardif.

« Règle générale, les gens veulent faire la différence et savoir comment la faire. » – Valérie Sirois

Mme & Co

Anna-Gina Bazinet est la propriétaire de Mme & Co, commerce distributeur de produits réutilisables, par exemple, serviettes hygiéniques, couches, etc. Différemment de Patricia Tardif, elle parle plutôt des trois E :

« Écologie, environnement et équité. On lutte contre les articles jetables, c’est notre base. Dans nos actions notables, nous annoncerons sous peu que nous ferons partie du programme mis de l’avant par TerraCycle dans lequel on récupère tous les rasoirs qui ne sont pas récupérables en raison de lames coupantes. Nous sommes maintenant habiletés, nous sommes officiellement un point de dépôt. Une fois que la boîte est pleine, on la retourne à TerraCycle, qui sait comment réutiliser le matériel à bon escient », dit Mme Bazinet.

Mme Bazinet a fait le test sur les Pages vertes et elle attend sa cote.

Bokal

Valérie Sirois est la propriétaire du Bokal qui est, entre autres, une épicerie contribuant à réduire le gaspillage alimentaire et le suremballage.

« Le gaspillage et l’emballage sont des fléaux planétaires. On invite les gens à réutiliser leurs contenants. Les gens ont tendance à penser qu’une personne seule n’a pas d’impact. C’est complètement faux. Plus, individuellement, on va changer nos habitudes, plus les grosses compagnies devront se plier et adapter leurs façons de faire.

J’ai ouvert le Bokal car j’étais tannée des transformations alimentaires des multinationales qui nous vendent de la cochonnerie suremballée, des poids imposés, des prix imposés, des hausses de prix déguisées. En ouvrant ce type de commerce, j’ai un impact sur plus de gens avec mes pratiques, car ils adoptent nos politiques », avance avec conviction Mme Sirois.

« Pour un commerçant, c’est facile d’aller dans le plastique et le non écoresponsable. C’est moins cher, mais il faut que tout le monde change sa façon de faire maternant. Il faut déjà penser à des emballages autres que jetables. Ce sont ces entreprises qui deviendront plus tard les leaders. Les autres, qui n’auront pas suivi le pas, d’après moi, vont perdre des plumes.

Quand j’ai ouvert en 2016, personne ne comprenait ce que je voulais faire. Quatre ans plus tard, on en parle partout aux nouvelles ou entre nous. L’individu normal, maintenant, ce n’est plus celui qui s‘en fout. Règle générale, les gens veulent faire la différence et savoir comment la faire », complète celle qui s’est installée à Chambly en juillet dernier.

Zéro déchet

Les trois entreprises sollicitées s’entendent pour dire que le “ zéro déchet “ est pratiquement impossible, mais l’expression signifie qu’on tend vers une démarche de réduction maximale de déchets menant à revoir nos façons de consommer.

 

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