Des cheveux pour celles qui les perdent

Par Martine Veillette
Des cheveux pour celles qui les perdent
Dominique Van Winden lors de son passage à l’émission Dans l’œil du dragon. (Photo : courtoisie)

Les femmes aux prises avec une perte de cheveux en raison de traitements médicaux pourront retrouver leur féminité grâce aux produits proposés par Si belle, soit une mèche de cheveux naturelle avec un bonnet ou un foulard.

La fondatrice, Dominique Van Winden, a cependant dû revoir son concept. Son passage à l’émission Dans l’œil du Dragon a propulsé l’entreprise. De l’autre côté, comme ses produits étaient vendus dans des salons de coiffure, qui sont fermés depuis le 23 mars en raison de la COVID-19, la résidante de Chambly a dû revoir ses plans.

« Je ne pouvais pas avoir cette publicité sans avoir des produits disponibles. En trois semaines, j’ai transformé mon site pour qu’il soit transactionnel et j’ai fait des tutoriels pour montrer comment utiliser le produit », explique Mme Van Winden.

Elle souligne avoir reçu des offres d’une centaine de salons de coiffure intéressés à devenir partenaire. La vidéo de son passage a été une des plus vues. « On a eu 175 000 vus. Ça a été malade cette vague de sympathie », affirme la propriétaire de Si belle.

L’entrepreneure, qui est coiffeuse depuis plus de 20 ans, a conclu une entente avec la dragonne Isabelle Chevrier. Cette dernière a été personnellement touchée par le cancer par des proches.

L’histoire

Mme Van Winden travaille sur son produit depuis plus de cinq ans. Ce dernier a été commercialisé en septembre dernier.

L’étincelle de départ a été alumée par des femmes proches qui ont été atteintes du cancer. « J’ai constaté qu’il n’y avait rien qui existait pour les personnes qui perdaient leurs cheveux. Tout ce qu’on leur proposait, c’était de leur proposer une perruque. Ça peut prendre trois semaines avant qu’il la reçoive. Il n’y avait rien d’accessible et de rapide », relate-t-elle.

« Elles vont se sentir plus fortes pour affronter la maladie. » – Dominique Van Winden

Avec sa tante, qui est couturière, elles ont élaboré un premier produit. Une cousine s’est rasée les cheveux pour tester le produit. « Elle a été ma muse. Ensemble, on a fait évoluer le produit pour qu’il soit confortable et stylé », explique la créatrice. Elle a aussi approché Lulu Hugues, qui a été victime d’un cancer. La chanteuse a porté le produit Si belle.

Mme Van Winden souligne ne pas avoir la fibre marketing. Elle a donc engagé Fannie St-Onge pour l’aider dans cet aspect. « Elle m’a aidé à restructurer mon entreprise », indique-t-elle. La spécialiste en marketing est finalement devenue associée.

Salons de coiffure

En septembre, la coiffeuse a laissé tomber les ciseaux et est allée cogner aux portes de différents salons de coiffure. Elle leur a proposé d’être partenaire pour vendre ses produits. Elle a signé des ententes avec vingt d’entre eux.

Le but pour Mme Van Winden, c’est que les femmes qui perdent leurs cheveux puissent se rendre dans un salon de coiffure et repartir avec quelque chose sur la tête. Parmi ses produits, on y trouve des bonnets ou des foulards auxquels une mèche ou deux de cheveux naturels peuvent y être accrochées. Ces mèches peuvent être coiffées de toutes les manières, soit teint, coupées, frisées, défrisées, etc. « On peut faire ce qu’on veut. Ça permet de se rapprocher du style que la femme avait avant de perdre ses cheveux », explique-t-elle. C’était important pour la fondatrice que ce ne soit pas des cheveux synthétiques afin de pouvoir les coiffer.

Son objectif est d’offrir un produit qui redonnera confiance à ces femmes qui combattent l’adversité. « Savoir qu’on ne verra pas son coco. Ça attire moins la pitié. Elles vont se sentir plus fortes pour affronter la maladie », avance-t-elle.

Société canadienne du cancer

L’entreprise est aussi en partenariat avec la Société canadienne du cancer. Elle lui remet un pourcentage de ses ventes afin de soutenir la recherche. En échange, la SCC lui offre une visibilité.

La fondatrice se considère privilégiée d’avoir ce partenariat, qui lui offre une visibilité nationale. « La Société du cancer ne s’engage pas avec deux produits similaires. Je suis très choyée d’être sous son aile », dit-elle.

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