Des campagnes de financement existentielles pour aménager une cour d’école

Par Martine Veillette
Des campagnes de financement existentielles pour aménager une cour d’école
La cour de l’école de Monnoir, ouverte en 2013, ne comprend aucun module. (Photo : Martine Veillette)

Une cour d’école remplie de modules de jeux où les élèves pourront bouger lors des récréations ne vient pas avec la construction d’une nouvelle école. Les établissements doivent amasser l’argent nécessaire pour cet aménagement.

Le budget accordé pour la construction d’une nouvelle école comprend un montant pour aménager la cour, mais uniquement la base, soit l’asphalte, le lignage et un aménagement paysager. La dimension de la cour est calculée en fonction de la capacité d’accueil du bâtiment.

« Dans certains cas, il arrive qu’on puisse dégager les sommes nécessaires pour la doter d’équipements autres », indique Marie-Michèle Blais, porte-parole à la commission scolaire des Patriotes.

Les établissements qui désirent agrémenter davantage la cour ou la moderniser doivent avoir recours à des campagnes de financement. Le ministère de l’Éducation possède un programme d’aide financière : Embellissement des cours d’école.

200 000 $

C’est le montant estimé pour aménager une cour d’école.

École de Monnoir

L’école de Monnoir, à Marieville, inaugurée en 2013, n’a toujours pas de modules de jeux ou d’autres éléments sportifs. « Il est difficile pour les parents, et les citoyens en général, de concevoir que de nos jours, alors que le gouvernement multiplie les initiatives et les encouragements en milieu scolaire pour favoriser l’activité physique, une école neuve soit livrée sans infrastructures sportives extérieures », indique le comité de l’école.

Celui-ci, formé de membres de la direction, d’enseignants, d’élèves et de parents, a réussi à amasser un montant pour faire l’acquisition de supports à vélo, de paniers de basketball, de ballons-poires et de bancs.

« Ce n’est pas suffisant pour permettre aux enfants de pratiquer des activités physiques durant leurs pauses extérieures et lors des périodes de garde scolaire », affirme le comité.

Des campagnes de financement ont toujours cours afin de doter l’école d’un parcours évolutif composé de modules de jeux extérieurs. Une course est organisée depuis quatre ans. La dernière édition a permis d’amasser 3500 $. Cependant, le montant est considérable et s’élève à plus de 100 000 $, voire à 200 000 $.

Projet en cours à Fatima

L’école de Ramezay, édifice Fatima, a présentement un projet ayant obtenu un montant de 25 000 $ du gouvernement. La directrice adjointe, Mélissa Ouellet, affirme que l’ensemble du réaménagement de la cour nécessitera un investissement de 200 000 $. Le montant est imposant, mais il est important d’installer un module qui perdurera dans le temps, fait-elle savoir.

Mme Ouellet mentionne que la direction prévoyait que l’aménagement soit exécuté à l’automne 2019, mais ce ne sera pas le cas. Ils doivent notamment amasser encore de l’argent pour arriver à la phase de réalisation. « Ce n’est pas juste une question de financement, précise-t-elle. C’est long parce que c’est un important processus. Il y a aussi des contraintes en ce qui a trait au terrain et à l’aménagement. »

Selon elle, l’espace de jeu ne servira pas seulement aux élèves, ce sera aussi un parc pour la Ville. « On veut refaire la cour, y mettre du gazon synthétique, un module de jeux, une zone verte avec des arbres et une piste. » L’enseignant d’éducation physique, Benoit Pépin, qui siège au comité, renchérit : « On ne veut plus juste un module, ça prend un milieu de vie et qu’il réponde aux besoins dans le temps. »

Ce dernier estime qu’il faut être original dans les campagnes de financement pour se démarquer.

Campagne de financement

À la CSP, qui regroupe notamment les écoles de Chambly et de Carignan, on souligne que toutes les écoles de ces villes sont dotées de modules de jeux.

Le dernier projet réalisé est celui de l’école Carignan-Salières. Mme Blais précise que le comité a mis cinq ans pour recueillir l’argent nécessaire pour faire l’achat d’un module de jeux. Le montant amassé a également permis à l’école d’ajouter des structures pour des ballons-poires et des tables.

La porte-parole de la CSP explique que la durée des campagnes de financement varie d’un projet à l’autre, selon l’envergure et la nature des campagnes.

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