Des bébés dans 40 semaines

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Par Jean-Christophe Noël
Des bébés dans 40 semaines
La hausse démographique et de séparations seraient à prévoir suite aux confinements. (Photo : courtoisie)

Certaines mauvaises langues parlent de l’isolement en couple comme étant une source potentielle de hausse des séparations à prévoir. Les plus romantiques, quant à eux, y voient une hausse démographique éventuelle.

Être confiné longuement auprès de l’élu de son cœur comporte des aspects positifs. Après avoir trié les différentes sortes de vis dans l’établi, arrosé trop souvent les plantes ou classé par ordre alphabétique d’auteur les livres qui droment dans la bibliothèque, vivre des moments de rapprochement auprès de sa tendre moitié peut devenir une idée envisageable.

Faisons un bon dans le passé. En 1998, lors de la crise du verglas avaient forcé les familles à se replier sur elles-mêmes pendant une partie du mois de janvier. Les résultats en ce qui a trait aux naissances sont assez frappants. Selon Statistiques Canada, les naissances du mois de novembre de 1997, au Québec, se chiffreraient à 1 647. Si l’on compare avec l’année du verglas, en novembre 1998, le Québec a vu naître 2 422 poupons, soit une augmentation de 47 %.

« Si on prend l’exemple d’un couple, sans enfant, qui s’entend bien en général, on peut s’attendre de ce confinement qu’il alimente davantage le couple dans le sens où ils pourront reprendre le temps que le rythme de la vie ne leur accorde pas nécessairement », énonce Virginie Lavoie-Dugré, sexologue et psychothérapeute.

« Effectivement, ça peut être un des effets du confinement. » – Virginie Lavoie-Dugré

« Est-ce que cela peut favoriser un baby-boom chez ces couples? Effectivement, ça peut être un des effets du confinement. Plus loin que ça, ça permet même aussi au couple d’en apprendre plus l’un sur l’autre, à travers des conversations où on est dans le dévoilement de soi », bonifie-t-elle.

Séparations à l’horizon

Pour un couple qui bat de l’aile et dont les fondations semblent de moins en moins solides, quelles répercussions peut avoir un tel confinement?

« Ça peut avoir pour effet d’augmenter les conflits. On peut réaliser en cette période que si le couple fonctionnait, c’est parce qu’il ne se voyait pas si souvent. Avec le confinement, le couple peut se trouver confronté à sa dysfonction. Si on parle d’un couple qui n’allait vraiment pas, cette situation pourrait exacerber les difficultés et l’irritabilité », met en lumière Mme Lavoie-Dugré.

Anxiété

En cette période anxiogène, on détecte même une forme d’inquiétude parmi nos proches qui sont souvent la référence en matière de sang froid. Quel effet a l’anxiété sur les couples?

« Généralement, l’anxiété va tuer le désir. L’anxiété met en état de vigilance. L’anxiété viendra même prendre toute la place. La disponibilité que j’ai pour me connecter à mon désir ne sera pas présente en raison de l’anxiété », termine la sexologue et psychothérapeute.

 

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