Des actions à prévoir

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Par Jean-Christophe Noël
Des actions à prévoir
Sylvain Casavant, du parti Option citoyenne – Équipe Casavant, est le nouveau maire de Saint-Mathias-sur-Richelieu. Quatre des six candidats de son équipe sont élus conseillers. (Photo : archives)

Certains élus ont déjà remporté leur poste de maire ou de conseiller. Pour les autres, la campagne municipale se poursuit.

Le conseil municipal de Saint-Mathias-sur Richelieu a fait peau neuve. Alors que le maire Sylvain Casavant, Directeur général de Télévision Rive-Sud (TVRS), s’installe à la mairie accompagné déjà de quatre membres de son équipe en Natacha Garneau-Tremblay, Karine Potvin, Valéry Casavant et Ghislain Bernard, deux districts restent à départager.

De son côté, l’ancienne mairesse, Jocelyne G Deswarte, se retire après quatre mandats. Consciente des difficultés qu’elle a rencontrées durant ceux-ci, elle raconte que ce fut un immense plaisir que de servir et de côtoyer les citoyens. Parmi les projets qu’elle inscrit à son legs, il y a : les génératrices en cas d’urgence, l’enseigne électronique à la mairie, les bornes électriques, les documents municipaux qui ont été archivés, les pancartes de bienvenue qui ont été changées, le parc des Voiles a été modernisé et amélioré, ainsi que le parc Bélisle, la réalisation « de notre beau parc Wilson », l’asphaltage des routes et maintenant des rues.
En terminant, elle souligne deux projets en guise de déceptions qu’elle n’a pas pu accomplir, soit la piste de BMX ainsi que le 37, des Épinettes, la construction étant trop onéreuse et ayant eu un effet sur les taxes.

4 – C’est le nombre de maires déjà élus parmi les cinq villes dont il est question.

Richelieu

À Richelieu, le mandat du prochain conseil promet de s’exercer autour d’enjeux d’ordres environnemental et communautaire, plus d’actualité que jamais.

La conseillère sortante du deuxième district qui s’y représente, Jo-Ann Quérel, avait déjà manifesté des inquiétudes relativement au sort des arbres. Dans une lettre d’opinion qu’elle avait fait parvenir au journal, en janvier dernier, Mme Quérel soulevait des questionnements quant aux opérations d’émondage ordonnées par Hydro-Québec, et qui se faisaient sur le territoire.
À l’heure où le bassin de Chambly se montre sous son jour le plus alarmant, puisque la prolifération abondante d’algues y a été constatée, la rivière sera aussi au cœur des préoccupations. Rappelons que Louis Lahaie, président d’Action Eau Richelieu et diplômé de l’Université McGill en sciences, a identifié le bassin comme étant « au centre des enjeux de préservation écologique de la rivière ».

Le maire élu par acclamation, Claude Gauthier, également membre du conseil d’administration du COVABAR et fondateur du CIER de Richelieu, souhaite agir pour « prendre soin de la rivière », pour le développement durable, mais aussi pour aider le milieu communautaire de façon concrète.

Il entend également travailler pour l’amélioration des infrastructures et du réseau d’égout, pour le séparer du réseau pluvial. « Il y a des efforts à faire en ce sens, et des subventions desquelles bénéficier pour ce faire », avait-il déclaré.
La candidate dans le deuxième district, Martine Brouillette, le rejoint sur ces points. « Il est important que les projets existants, comme la division des eaux usées et des eaux pluviales, arrivent à terme le plus rapidement possible afin que Richelieu puisse significativement contribuer aux efforts écoresponsables. (…) Il est également temps d’accroître la visibilité de nos organismes existants ainsi que les activités s’y rattachant auprès de tous nos citoyens afin qu’ils réalisent leur grande implication dans notre communauté », peut-on lire dans sa plateforme électorale.
Dans le premier district, le candidat Luc Bélanger a également fait valoir l’importance de revitaliser l’aménagement et les infrastructures, et contrôler la densification afin « d’éclairer certaines rues et passages piétonniers problématiques (…) modifier les règlements municipaux pour empêcher la division de terrains, ainsi empêcher la construction de nouvelles maisons sur des terrains trop petits comparativement au reste du quartier (…) Voir avec les commerçants ce qui pourrait les aider à être le plus écoresponsable ».

Rougemont

À Rougemont, cinq conseillers sont élus. Le sort du sixième district et celui de la mairie demeurent en jeu. Le mont Rougemont fait parler de lui, trônant au cœur des préoccupations. D’un côté, les plus de 300 propriétaires privés du mont Rougemont et, de l’autre, ceux qui l’utilisent sans y avoir droit et, parfois, en sabotant le milieu. Neuf organismes de conservation se sont unis en créant une coalition pour que leurs préoccupations quant au sort des collines montérégiennes, incluant le mont Rougemont, soient portées d’une même voix auprès des instances municipales et gouvernementales. Ils en font un cheval de bataille en ces élections municipales. Des représentations ont été faites auprès des candidats et, aux dires de certains propriétaires du mont Rougemont, la Ville était frileuse de se positionner dans ce dossier.

Sainte-Angèle-de-Monnoir

À Sainte-Angèle-de-Monnoir, tous les élus ont gagné leur siège sans opposition. Sur la planche à dessin du maire Denis Paquin, le projet de politique culturelle et du patrimoine qui a été ralenti par la COVID-19 demeure une priorité. Celui-ci souhaite un plan d’action pour ne pas que le projet finisse sur la tablette. En ce qui a trait aux infrastructures, le maire dit vouloir aménager une piste pour piétons et cyclistes aux abords du chemin du Vide, ainsi que l’élargir, le but étant de sécuriser le tronçon en question. Il aimerait en faire de même sur la rue Girard, partie donnant sur l’école. Le réservoir d’eau de la ville est très âgé et un investissement volumineux est nécessaire pour le mettre aux normes afin qu’il corresponde aux exigences modernes. Un nouveau réservoir devrait donc être construit. Le réaménagement des bureaux administratifs, intégrant une nouvelle salle pour le conseil municipal, est aussi dans la mire du maire.

Saint-Césaire

À Saint-Césaire, la pénurie de main-d’œuvre est toujours d’actualité, notamment à la Ville. Lorsque la municipalité ne sollicite pas la participation de bénévoles, aussi moins nombreux dans le paysage de la culture, du sport et du loisir, elle multiplie les publications d’offres d’emploi pour diverses charges en entretien, en maintenance, en comptabilité, etc.
Avec la collaboration de Chloé-Anne Touma

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