Démolition de la maison Boileau: une séance expéditive

Démolition de la maison Boileau: une séance expéditive

La séance du comité de démolition a à peine duré quelques minutes, le 9 mars, les élus adoptant à majorité la demande de démolition.

Parmi la vingtaine de citoyens présents, plusieurs ont cru qu’ils auraient l’occasion de poser leurs questions, une fois la décision rendue. Aucun n’a pris la parole en début de séance.

C’est le cas de Michelle Labonté, qui se dit déçue de la décision «sans même que les membres expliquent aux citoyens présents les tenants et aboutissants de ce dossier sensible». Elle ajoute «tout semblait avoir été réglé à huis clos. […] Comment les membres du Comité peuvent-ils voter à l’unanimité sur l’acceptation du dossier de démolition sans qu’aucun échange d’information ou débat n’ait lieu entre eux, lors de la réunion du Comité?»

Des rapports clairs

Le maire de Chambly, Denis Lavoie, explique que la Ville a demandé deux nouveaux rapports d’experts, en plus de celui déposé par les propriétaires, pour «éviter un rapport de complaisance.»

«Tous les rapports disent que la maison est hypothéquée de façon irrémédiable, fait-il savoir. Je suis attaché au patrimoine, comme tout le monde, mais même en entretenant le bâtiment, la maison est rendue à la fin de sa vie utile.»

Le maire donne plusieurs exemples de maisons patrimoniales que des Villes ont dû «laisser aller», comme la maison Knowlton, dans le village du même nom.

«Les Villes sont intéressées à sauver le patrimoine, mais c’est impossible, ce n’est pas notre mandat, nous n’avons pas de budget pour ça, dit le maire. La maison Boileau n’est pas citée par Québec, ce qui ne nous a pas empêchés de l’inclure à notre circuit patrimonial. Nous avons démontré de l’intérêt.»

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