Découvrez les points chauds de la route

Découvrez les points chauds de la route

BILAN. Entre 2008 et 2012, plus de 160 usagers de la route, qu’ils soient automobilistes, cyclistes ou piétons, ont été impliqués dans des accidents graves ou mortels dans la région, sur un total de 2000 accidents, révèlent des données inédites des CISSS

Le Journal de Chambly dévoile les routes et les intersections les plus dangereuses et les mesures entreprises pour améliorer la sécurité depuis ces trois dernières années.

À Chambly, le boulevard de Périgny concentre la grande majorité des accidents graves ou mortels répertoriés dans la municipalité. Certaines intersections sur l’avenue de Bourgogne et les boulevard Fréchette et Industriel sont également des points dangereux selon les données des CISSS de la Montérégie. À Rougemont, l’intersection entre la route 112 et le chemin de Marieville a provoqué plus de vingt accidents entre 2008 et 2012, tandis que plus d’une soixantaine d’accidents ont été recensés à Carignan, à l’intersection des chemins de Chambly et Bellerive.

« Ce sont des routes très achalandées. Le plus souvent, c’est la densité de circulation qui fait qu’il y a plus d’accidents », souligne le porte-parole de la Régie de police Pierre Tremblay. À Carignan, Saint-Mathias-sur-Richelieu, Chambly et Richelieu, la Régie accroît sa présence sur les lieux les plus accidentogènes à certaines périodes : « Quand on a plusieurs accidents à un endroit, c’est sûr que les policiers sont au courant et qu’ils vont effectuer plus de contrôles de vitesse aux endroits les plus risqués », poursuit Pierre Tremblay.

« Chambly a pris ses responsabilités il y a bien longtemps lorsque la municipalité a réduit les limites de vitesse, a mis des stops et des ralentisseurs à peu près partout, et nous maintenons nos acquis depuis », a indiqué de son côté le maire de Chambly Denis Lavoie.

Distractions

Concernant la cause des accidents impliquant les piétons et/ou les cyclistes, qui représentent une moyenne de 10 % du nombre total d’accidents avec victimes, le porte-parole de la Régie Pierre Tremblay l’attribue en majorité aux distractions. « Ça se produit presque toujours sur des artères très achalandées, où il y a une forte présence d’automobilistes et de piétons ou de cyclistes. Il s’agit pratiquement toujours de distractions, car les piétons sont parfois négligents ».

Du côté de la Sûreté du Québec (SQ), on note que des requêtes de citoyens peuvent conduire à des patrouilles ponctuelles. « Les policiers peuvent à ce moment aller faire des opérations spéciales », indique la porte-parole de la SQ, Joyce Kemp.

De nombreuses demandes pour réduire la vitesse

À Rougemont, le maire Alain Brière fait pression auprès de Transports Québec pour réduire de 80 à 50 km/h la vitesse sur le rang de la Grande-Caroline, où la journaliste Isabelle Richer a eu son accident de vélo le 27 juin dernier. Plusieurs résidents du secteur affirment que cette route est une véritable piste de course. Une vingtaine d’accidents ont ainsi été recensés par les CISSS de la Montérégie sur le rang de la Grande-Caroline entre 2008 et 2012.

À Carignan, des résidents du chemin Bellevue réclament depuis de nombreuses années une diminution de la vitesse de 70 à 50 km/h dans la zone résidentielle de cette route, où un automobiliste a d’ailleurs percuté de plein fouet un poteau électrique le 29 novembre dernier. « La vitesse est de 70 km/h, mais les véhicules roulent beaucoup plus vite (…), rapporte JoAnne L’Héreault, qui réside sur le chemin. La route est dangereuse et nous nous inquiétons lorsque l’on voit même les autobus scolaires y circuler rapidement ».

Le déménagement de policiers de la Régie intermunicipale Richelieu-Saint-Laurent dans les locaux de la nouvelle salle du conseil à Carignan, fait également les affaires du maire René Fournier : « Des citoyens avaient manifesté leur souhait d’augmenter la présence policière sur le chemin Bellevue en raison de la vitesse. Ils seront heureux d’apprendre l’arrivée des policiers ».

À Marieville, le propriétaire des autobus Robillard Jacques Robillard milite depuis 2006 pour réduire la limite de vitesse de 90 à 50 km/h sur la route 227 à la hauteur de la route 112 en direction de Saint-Jean-Baptiste de Rouville. Si peu d’accidents y sont répertoriés, l’entrepreneur craint qu’un malheureux accident n’arrive un jour : « Depuis plusieurs années, des gens roulent en fou dans les courbes et dépassent même dans les lignes doubles », expliquait-il dans les pages de notre journal au mois de novembre.

Des chiffres en baisse en 2013 et 2014

Avec un total de 682 accidents* en 2013 et 2014 dans la région, les chiffres sont en légère baisse, particulièrement pour les usagers de la route impliqués dans des accidents graves ou mortels avec 30 cas en deux ans. Il reste cependant encore beaucoup à faire, car selon les plus récentes données de la SAAQ et du ministère des Transports du Québec portant sur le comportement des conducteurs par rapport aux limites de vitesse, la majorité des conducteurs ne respectent pas ces dernières, et plus d’une personne sur deux roule à une vitesse supérieure à la limite affichée en ville, un milieu où se produisent 50 % des blessures causées par un accident de la route.

* Source : Société des assurances automobiles du Québec (SAAQ)

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