Début encourageant chez les pros

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Par Jean-Christophe Noël
Début encourageant chez les pros
Raphaël Lavoie n’est plus bien loin de la LNH. (Photo : archives)

Après avoir fait flèche de tout bois avec le Väsby IK, équipe suédoise évoluant en Division 1, le Chamblyen Raphaël Lavoie s’impose déjà avec les Condors de Bakersfield, club école des Oilers d’Edmonton.

L’attaquant avait récolté 45 points en 51 rencontres, trônant au sommet des pointeurs de son équipe suédoise. Son rappel vers Bakersfield, Californie, a eu lieu à la fin du mois de mars. L’ajustement entre le hockey européen et la Ligue américaine de hockey (AHL) a été de courte durée. « La AHL, c’est beaucoup plus physique. Le niveau de jeu est plus élevé. Les gars sont plus gros et la glace est plus petite, donc, tout vient plus vite à toi. C’est très différent », compare d’emblée Lavoie, qui a fait ses débuts devant des gradins déserts.

Le jeune homme a disputé 17 rencontres avec les Condors depuis son rappel. Il n’a pas mis de temps à faire sentir sa présence, alors que dès sa troisième partie, il enfilait son premier but chez les professionnels, faisant dévier savamment la rondelle à l’embouchure du filet. Une pièce de jeu orchestrée par Seth Griffith. « C’est un moment incroyable, ça a fait du bien. Il faudra que je fasse la même chose en haut », ajoute-t-il en faisant référence aux Oilers d’Edmonton. Lavoie présente actuellement une fiche personnelle de 4 buts et 3 mentions d’aide, pour un total de 7 points, et accuse 12 minutes de punition.

« Un rappel pour les séries, ce n’est pas évident avec la quarantaine. » – Raphaël Lavoie

L’effet Lavoie se fait également sentir dans le rendement des Condors. L’équipe californienne affiche un dossier plus qu’impressionnant de 12 victoires et 5 défaites avec le Chamblyen dans son alignement. « Cette première tranche s’est bien déroulée malgré la période d’adaptation. J’ai eu une longue saison avant ça, et là, j’arrive ici et joue de grosses games. Ça s’en vient dur sur le corps, ça s’en vient dur de demeurer en forme et de performer tous les soirs. Il y aura peut-être des séries qui suivront », évalue-t-il quant à ses derniers mois. L’incertitude régnait relativement à la possibilité de voir des séries éliminatoires dans la AHL, en raison de la COVID-19. Selon la géographie disparate des équipes et la possibilité d’admettre des spectateurs dans quelques amphithéâtres, des séries pourraient avoir lieu pour certaines divisions.

Un rappel vers les Oilers

Dans la Ligue nationale de hockey (LNH), les Oilers ont obtenu leur passeport pour les séries éliminatoires. Keith Gretzky, frère de l’illustre Wayne, est le directeur général des Condors de Bakersfiled et l’assistant du directeur général des Oilers. Quotidiennement, il observe Raphaël Lavoie dans l’optique que celui-ci rejoigne le grand club dans un avenir pas si lointain. Toutefois, le fait que les Condors évoluent aux États-Unis et que les Oilers jouent au Canada force les DG à y penser deux fois plutôt qu’une avant d’effectuer un rappel de joueur. « Un rappel pour les séries, ce n’est pas évident avec la quarantaine. D’autres équipes peuvent faire des up and down car elles sont à proximité. Quand les gars montent, ils passent une semaine à ne rien faire. Ça pose plus de problèmes et il y a eu moins de call up cette année. Mon rappel sera peut-être plus la saison prochaine », met en perspective celui dont on vante le lancer.

Connor McDavid et Leon Draisaitl

Les Oilers sont aussi connus comme étant l’équipe du monstre à deux têtes, en ce sens qu’ils détiennent en Connor McDavid et Leon Draisaitl peut-être les deux meilleurs joueurs de la LNH. Démarrer sa carrière à leurs côtés relèverait d’un script irréaliste pour un jeune ayant fait son hockey mineur à Chambly. « Je pense en premier lieu à me rendre avec l’équipe, mais oui, quand tu regardes l’équipe, ces gars-là sautent aux yeux. Ce serait un beau rêve devenu réalité que de jouer avec eux », admet le gaillard.
Tom Wilson est le trouble-fête des Capitals de Washington. Il a fait parler de lui pour de mauvaises raisons au cours des dernières semaines, notamment en mettant un terme à la saison du joueur étoile des Rangers de New York, Artemi Panarin. « Un joueur qui n’a plus de casque, comme c’était le cas, c’est dangereux. Ce n’était pas la meilleure des idées qu’a eues Wilson sur ce jeu », avoue Raphaël Lavoie, qui identifie Wilson co                   mme un des joueurs qui ne semblent pas agréables à affronter.

Être mineur à Las Vegas

Sur la route, ça va de soi, les joueurs profitent des attractions des villes qu’ils visitent. Lors d’un séjour à Las Vegas, avant d’affronter les Silver Knights de Henderson, les joueurs des Condors en ont profité pour visiter les casinos, un classique à Sin City. « Après souper, nous sommes allés au casino. Au début, j’ai regardé les gars jouer au black jack pour voir si, ici, les règles étaient différentes. Ensuite, je me suis assis pour jouer à mon tour et la croupière m’a indiqué qu’elle avait besoin de voir une carte d’identité. J’ai compris que ça finissait là pour moi. J’ai dû sortir des lieux », expose, sourire en coin, le hockeyeur qui, à 20 ans, est considéré comme mineur aux États-Unis.

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