De nouveaux élèves à Chambly

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Par Jean-Christophe Noël
De nouveaux élèves à Chambly
Caroline Gaigeard, directrice de l’école secondaire de Chambly. (Photo : archives) (Photo : Jean-Christophe Noël)

Les enfants ukrainiens réfugiés au Canada intègrent peu à peu les écoles de Chambly.

Trois jeunes Ukrainiens fréquentent désormais des écoles chamblyennes. Tous ont immigré récemment en raison de la guerre. Un élève à l’école Sainte-Marie, un élève à l’école de la Passerelle et un élève à l’école secondaire de Chambly sont les chiffres rapportés par le Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP).

Un élève ukrainien de première secondaire poursuit actuellement son cycle scolaire à l’école secondaire de Chambly. Intégrer des élèves étrangers devient de moins en moins banal pour l’école. C’est près d’une dizaine d’élèves allophones issus de l’immigration qu’abrite en ses murs l’établissement. « On commence à avoir un peu d’expérience », convient Caroline Gaigeard, directrice de l’école.

« Au secondaire, c’est plus difficile d’apprendre le français. » – Caroline Gaigeard

L’immersion est totale pour ces élèves. Le CSSP est outillé d’un pôle d’accueil permettant une introduction ainsi qu’une évaluation de l’élève à son arrivée. Il recevra ensuite une cote quant à son niveau de français. Les questions de fonctionnement de base sont rapidement transmises au nouvel arrivant afin qu’il puisse fonctionner minimalement. « Le principe est de leur parler en français bien que ce soit dépaysant. L’intégration se fait graduellement », assure Mme Gaigeard. Dès septembre prochain, en raison du besoin grandissant, il y aura de la nouveauté au sein du pôle d’accueil. Les élèves qui arrivent à Chambly et qui ne parlent aucunement français pourront recevoir, à l’école secondaire du Mont-Bruno, un soutien linguistique particulier. Des périodes de francisation, en sous-groupes, seront offertes plus fréquemment à ceux-ci.

Jumelage

Un élève étranger est systématiquement associé à un élève de son groupe ou, parfois, à un élève qui parle sa langue d’origine. Une transition douce devient possible dans le cas d’un élève parlant sa langue. « C’est intéressant au début, mais le danger est que le jeune ne parle pas français », nuance la directrice. À travers ce contexte, l’école a découvert qu’un de ses élèves parlait ukrainien.

Intégrer à l’adolescence

L’adolescence n’est pas nécessairement simple. Quand s’ajoute la donnée d’être soudainement déraciné, sa complexité peut augmenter. « Au secondaire, c’est plus difficile d’apprendre le français », dénote Mme Gaigeard. Elle l’explique par la gêne, les « petites gangs » qui se créent et le contexte social, au sens large.

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