Cercle de fermières de Saint-Césaire : de la courtepointe à la brodeuse électronique

Cercle de fermières de Saint-Césaire : de la courtepointe à la brodeuse électronique

Le député de Shefford, Pierre Breton en compagnie de Yolande Roy.

Crédit photo : SM

Le métier de tissage au sein du Cercle de fermières de Saint-Césaire vit à l’heure des changements technologiques. L’organisme s’est doté d’une brodeuse électronique.

En présence du député de Shefford, Pierre Breton, plusieurs membres ont assisté à l’inauguration de la brodeuse électronique, d’un ordinateur portable et d’un métier à huit cadres (structure en bois de tissage munie de huit cadres et de plusieurs pédales).

L’achat de ces deux équipements a été réalisé grâce à un appui financier d’un montant de 16 306 $, fourni par le gouvernement du Canada dans le cadre du programme Nouveaux horizons pour les aînés (PNHA).

« Ces acquisitions nous permettent de continuer notre bon travail et d’élaborer de nouvelles techniques que nous pouvons transmettre et, de ce fait, poursuivre notre implication sociale auprès de notre communauté. » – Yolande Roy

« L’implication des membres du Cercle des fermières de Saint-Césaire #17 dans leur communauté est plus que remarquable, a affirmé M. Breton. Ces dames offrent généreusement de leur temps afin de venir en aide aux personnes dans le besoin. C’est pourquoi je suis d’autant plus fier de l’appui du gouvernement, car nous savons que cet investissement sera très largement profitable. »

Devant les membres du Cercle, le représentant libéral a souligné qu’« au-delà du travail de tissage des napperons, des couvertures, des linges à vaisselle, etc., vous tissez des liens d’amitié. »

Il a rappelé que l’organisme « n’a pas de revenus; sans l’aide du gouvernement, il n’a pas les moyens d’acheter un équipement semblable ».

Yolande Roy est présidente du Cercle de fermières de Saint-Césaire. « Ces acquisitions nous permettent de continuer notre bon travail et d’élaborer de nouvelles techniques que nous pouvons transmettre et, de ce fait, poursuivre notre implication sociale auprès de notre communauté. »

Grâce à l’achat du métier de huit cadres, note Mme Roy, « on peut changer les patrons et le travail devient plus élaboré ». Jusqu’à présent, le Cercle n’avait que des métiers de quatre cadres.

Choix de dessins à l’infini

Francine Lévesque, 68 ans, est membre du Cercle depuis 2001. Elle a été retenue pour opérer la brodeuse électronique et éventuellement transférer la technique à ses pairs. Elle n’a que de très bonnes appréciations à l’égard du nouvel équipement.

« Je suis encore en apprentissage, explique la bénévole. J’ai eu une formation de trois heures. Ce qui est le fun, c’est qu’elle a beaucoup de motifs et de dessins qu’on peut broder. »

Mme Lévesque explique que la brodeuse peut choisir les dessins, leur grosseur, les couleurs, l’emplacement sur un tissu donné et on peut même y ajouter des écritures.

« Elle peut arrêter le dessin pour demander de changer de fil, et c’est elle qui le coupe, poursuit la dame. Elle s’arrête aussi pour changer la couleur. » Mme Lévesque n’a que de bons commentaires : « Elle facilite le travail et nous fait gagner du temps. Elle fait tout ça toute seule, c’est merveilleux! »

Il suffit simplement de la programmer. La présence d’un ordinateur portable servira, entre autres, à utiliser des logiciels qui offrent une grande quantité de dessins encore plus élaborés, rapporte Mme Lévesque.

Quatre-vingt-dix membres, toutes des femmes, participent aux différentes activités du Cercle, dont l’aide offerte à la Fondation OLO et à MIRA.