David Goudreault pour le 200e épisode

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Par Jean-Christophe Noël
David Goudreault  pour le 200e épisode
Le studio d’Alexandre Philipps lors du premier épisode de son balado. (Photo : courtoisie)

Le balado Du bruit à mes oreilles, coanimé par le Chamblyen Alexandre Philipps, enregistre cette semaine son 200e épisode. Il souligne l’événement en grand en accueillant David Goudreault.

Le premier épisode qu’a sorti Alex Philipps, c’était en janvier 2018. Le projet est né « d’un trip de musique. J’avais envie de parler de musique avec un de mes collègues toujours dans le podcast. On faisait de la critique d’albums. Depuis un an et demi, les entrevues ont pris une place importante. Avant, c’était une entrevue tous les trois ou quatre mois. Maintenant, c’est environ toutes les deux semaines », établit-il.

Accompagné depuis janvier 2020 par Marco Lalonde, du podcast On s’beurre le casque, en guise de coanimateur pour les entrevues, Alexandre Philipps frappe fort pour son 200e épisode en recevant en entrevue David Goudreault, chroniqueur, romancier, poète, slameur et premier Québécois à remporter la Coupe du monde de poésie, à Paris. « C’est possiblement le plus gros artiste que l’on a reçu jusqu’à maintenant. Malheureusement, on ne pourra pas le faire devant public. Ça s’est fait un peu par hasard. Je parlais avec celui qui s’occupe de ses relations de presse. Je lui écrivais, car je visais Manu Militari pour une entrevue, chose qu’il fait rarement. Il était au Brésil pour enregistrer un album, mais le relationniste nous a proposé David Goudreault, qui était disposé à le faire. Ce sera donc une prochaine fois pour Manu Militari », explique en riant M. Philipps.

Visant d’abord de plus en plus de groupes à l’international, il focalise principalement son regard sur la scène locale. « Cet amour de la scène locale s’est développé beaucoup au début du podcast. On a voulu faire place à cette scène que je considère mal représentée à la radio. Celle-ci a des quotas francophones à respecter, mais elle s’arrange pour la mixer avec de la musique anglophone. Je me suis donc donné la mission de mettre la musique locale de l’avant et, en même temps, la découvrir, car il y a énormément de talent au Québec », exprime le mélomane.

Le pire, le meilleur invité

Faire des entrevues vient inévitablement avec la découverte d’humains passionnants, mais entraîne aussi des discussions pouvant ne pas laisser d’agréables souvenirs. « C’est difficile de dire le meilleur invité, car on en a eu beaucoup de plaisants. Je dirais que dernièrement, on a reçu Olivier, le chanteur du groupe Les Chiens de Ruelles. On eu vraiment beaucoup de plaisir avec lui. Ça a duré deux heures et demie de belles discussions. Mon pire invité a été Sir Pathétik. Il y avait un manque d’intérêt total de sa part envers nous. Il est arrivé 45 minutes en retard. Aussi, le podcast dure environ une heure, et après 45 minutes, il nous a demandé de lui faire des questions en rafale parce qu’il voulait aller se coucher. On a gardé la séquence où il nous le dit, pour faire ‘’refléter l’artiste’’. Une de mes découvertes de l’année 2020 a été Thick Glasses sur Slam Disques. Une gang de gars verbomoteurs super plaisants. Tu poses une question et ça part. On n’a presque pas parlé du podcast. C’est ça qu’on aime, quand les artistes s’ouvrent à nous », dépeint l’animateur, dont le métier principal est conducteur d’autobus scolaires.

Faire grandir son auditoire

Avec le nombre de balados offerts, il ne doit pas être simple de faire sa place et même d’en faire de l’argent, non? « On essaie de monétiser le podcast avec des plateformes comme Patreon. Mais, c’est clair, à la base, si tu pars en te disant que tu veux faire du cash, tu ne feras pas ça longtemps. Tu vas te décourager parce que tu en dépenses pas mal plus que tu en fais entrer. En trois ans, je dirais que le podcast me doit pas loin de 3 000 $. Il faut que tu le fasses par passion; c’est comme ça que tu vas attirer ton monde. Si t’as pas la passion, personne ne va t’écouter. Il faut que tu aies du fun, que tu sois curieux, que tu aies envie de découvrir. C’est notre recette. Nous, ça fait trois ans qu’on roule. On commence à avoir un peu plus de visibilité. C’est un travail à long terme, c’est un marathon », termine en guise de conseil l’amant de la musique.

Le balado Du bruit à mes oreilles s’écoute en direct sur Twitch et est proposé sur toutes les plateformes diffusant des flux de vidéos sauf YouTube.

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