Richelieu : raconter l’histoire avec une peinture murale

L’artiste Korb a réalisé une peinture murale au bord de la rivière Richelieu. Son objectif est de rappeler l’histoire qui se déroule autour de ce paysage typique de la ville.

Un muret s’affiche au bord de la rivière Richelieu, le long de la 1ère rue. On peut y voir plusieurs poissons. « L’un d’eux est une anguille d’Amérique et l’autre un Chevalier cuivré, précise l’artiste Korb, autour de la fresque. Ce sont deux espèces typiques du secteur et j’ai tenu à les mettre en valeur. »

« Je voulais savoir tout ce qu’il s’est passé autour de cette rivière pour savoir quoi raconter. » – Korb

Originaire de Marieville, Jonathan Babier, alias Korb, se définit comme un « muraliste grafiti ». Il s’en explique. « Cela fait 20 ans que je fais des murales, sourit-il. Je viens de l’art des grafitis, c’est-à-dire des lettres. D’ailleurs, j’ai dissimulé les lettres de mon nom d’artiste dans celle de Richelieu. La fresque dans son ensemble est un gros poisson mais en s’approchant, on peut y voir beaucoup d’autres choses et de détails. »

Le choix de son oeuvre en général est loin d’être un hasard. Pour orienter ses choix, Korb a discuté avec la population de la ville. « J’ai rencontré des jeunes et des personnes de la FADOQ. Je voulais savoir tout ce qu’il s’est passé autour de cette rivière pour savoir quoi raconter. Il fallait trouver un point commun entre ces générations. J’ai décidé donc de parler de la vie marine. Comment les gens traversaient la rivière dans le temps? Comment pêchaient-ils? C’est cela que je voulais témoigner. »

Des valeurs

Pour Korb, ce genre de projet est important pour ses valeurs. « Il faut apprendre du passé et transmettre son héritage. Avec cette fresque, j’ai voulu créer une énergie entre les personnes, la nature et la technologie. Je pense qu’il faut toujours savoir trouver un équilibre dans tout cela. »

Aussi, le muraliste grafiti estime que montrer son art à la population richeloise peut être très intéressant. « J’ai passé beaucoup de temps à Montréal, qui est un milieu urbain. À Richelieu, les résidents ne sont pas habitués aux graffitis. C’est une belle opportunité de leur montrer ce que c’est. »