Richelieu : dix ans pour les Soirées à Poirier

L’humoriste richelois Stéphane Poirier célèbre le dixième anniversaire de la première des Soirées à Poirier. Il sera de passage au Lobby Bar sportif de Richelieu les 29 octobre, 26 novembre et 17 décembre prochains.

Stéphane Poirier souligne les dix ans des Soirées à Poirier. Au fil du temps, ces événements se sont multipliés et l’on compte maintenant une dizaine de soirées de style Comedy Club dans autant de villes différentes chaque mois, voire de façon hebdomadaire dans certains cas. 

Si l’humoriste produit et anime ses soirées d’humour un peu partout au Québec, c’est à Richelieu que l’aventure a débuté, en décembre 2015. Un ami avait proposé « l’idée farfelue » de transformer la salle du fond du Lobby Bar sportif en cabaret d’humour pour un soir. Les attentes étaient alors si basses que le billet coûtait 5 $, incluant une consommation gratuite. « La magie s’est immédiatement installée. Ça a été un succès monstre. Je ne me l’explique toujours pas encore », affirme M. Poirier. Brin de nostalgie pour les plus anciens, avant l’initiative, l’humoriste animait des soirées d’humour au feu le resto-bar Le Jack’eez à Chambly, qui avait subitement fermé ses portes en 2013. Au-delà de l’humour, Stéphane Poirier a trouvé l’amour. C’est lors d’une de ces soirées qu’il a rencontré celle qui est devenue son amoureuse. Depuis sept ans, ils sont établis à Richelieu. 

Plusieurs chapeaux

Stéphane Poirier porte plusieurs chapeaux et administre tout par lui-même. Il s’occupe de monter la carte, de la produire et anime certaines soirées. Il s’assure que ses humoristes se font valoir dans des conditions optimales. Pour avoir lui-même connu l’univers des bars parfois ingrat en humour, il a mis sur pied un espace sûr permettant notamment le rodage de numéros. « Le public est attentif, ouvert aux propositions, généreux. Il nous fait confiance et il embarque », dépeint l’organisateur.

Il se fait un devoir de donner un cachet aux humoristes qui participent à ses soirées. « On est la seule industrie au Québec où les cachets ont baissé. Quand je suis sorti de l’École nationale de l’humour, il y a une vingtaine d’années, les cachets étaient plus élevés qu’aujourd’hui. Je me suis dit que j’allais me battre contre ça et niveler vers le haut », considère le producteur.

Jusqu’à maintenant, cette saison-ci, le public a pu voir notamment Neev, Daniel Grenier, Pierre-Luc Pomerleau, Patrick Groulx, Dominic Paquet, mais aussi découvrir des artistes de la relève dans l’une ou l’autre des soirées.  

Pas de filles à la programmation

Le mouvement « Pas de filles sur le pacing » a fait boule de neige en humour. L’initiative dénonce que les soirées d’humour manquent de femmes et qu’elles sont souvent peu présentes ou carrément absentes de la programmation. « J’ai fait cette réflexion (inclure les filles) bien avant le mouvement. Je suis un fan d’humour en général, que tu sois une fille ou un gars, je m’en fous. Si t’es drôle, je te veux sur ma soirée », établit M. Poirier. 

Lors des éditions des 29 octobre, 26 novembre et 17 décembre, au Lobby Bar sportif, quatre humoristes déambuleront à tour de rôle pendant une quinzaine de minutes. La formule inclut un entracte.

À propos de Stéphane Poirier 

Dès sa sortie de l’École nationale de l’humour, Stéphane Poirier a présenté des numéros lors des festivals Juste pour rire et ComediHa!, en plus d’être invité à plusieurs émissions de télévision humoristiques.   

Quelque temps après avoir reçu une nomination comme Découverte de l’année au Gala Les Olivier en 2010, il a assuré la première partie de Sugar Sammy pendant dix ans, ce qui l’a amené à présenter son spectacle solo à Paris. 

La plume de Stéphane Poirier est reconnue par ses pairs. Il a cumulé les postes d’auteur et de script-éditeur pour plusieurs événements, en plus de faire partie de l’équipe de création des Galas Juste pour rire de 2011 à 2015. Il a travaillé sur le cinquième spectacle solo de l’humoriste Laurent Paquin, Crocodile distrait, ce qui lui a valu une nomination comme auteur de l’année au Gala Les Olivier. Il a reçu le Prix Auteur du dernier festival Juste pour rire pour sa participation dans l’écriture des numéros du gala de Billy Tellier et de Tommy Néron. Il a également écrit pour le spectacle actuel d’Anthony Kavanagh, afin de l’adapter au Québec. « Ça me permet d’aller ailleurs où moi, je ne peux pas aller. Artistiquement, c’est intéressant », termine M. Poirier quant au volet d’écrire pour autrui.