Marieville : exposition sur l’Union musicale de Marieville
Dans le cadre des Journées de la culture, la Société d’histoire de la Seigneurie de Monnoir organise une exposition en lien avec les 125 ans de l’Union musicale de Marieville (UMM).
« C’est la mère de tous les organismes de Marieville. Elle était omniprésente dans la communauté et soutenait la naissance d’autres organismes », décrit Gilbert Lefort, vice-président de la Société d’historie de la Seigneurie de Monnoir.
Le 27 septembre, à la Société d’histoire de la Seigneurie de Monnoir, la population voyagera dans le temps grâce à des photos d’époque, des instruments anciens, des partitions et des souvenirs d’événements marquants. La fanfare de l’UMM regroupait des travailleurs issus de tous les milieux. « C’était le ciment de la communauté de l’époque », définit M. Lefort. L’implication de l’organisation touchait non seulement le milieu culturel, initiateur du Théâtre de Marieville, mais allait jusque dans le sport.
L’origine
Selon les recherches de Gilles Bachand, historien, en 1900, le parc Édouard-Crevier devient un lieu culturel avec l’UMM. C’est le 20 novembre que vingt mélomanes fondent le regroupement. Les principaux organisateurs sont Henri Sainte-Marie et Damase-Auguste Fontaine, ainsi que Herbert James Bryant et John Fréchette.
En 1914, l’Union musicale fait construire un premier kiosque dans le parc pour que les citoyens puissent écouter des œuvres musicales lors de concerts d’été. Ces rencontres musicales permettent également d’amasser des fonds pour des œuvres religieuses. L’organisme mettra aussi sur pied, régulièrement, un festival regroupant des fanfares amateurs de la province de Québec. Celui pour souligner son 60e anniversaire attirera plus de 15 000 personnes lors des spectacles. L’Union musicale est aussi très active lors des parades de la Saint-Jean-Baptiste, pour accompagner des rencontres de politiciens ou lors d’inaugurations civiques qui se tiennent tout au long de l’année. L’une de ses plus grandes réalisations fut, en 1930, le réaménagement du parc Édouard-Crevier et l’embellissement des environs du monument Édouard-Crevier par des fleurs et des allées ombragées. Les travaux ont coûté 6 000 $, montant considérable à l’époque. En 1952, on construit un nouveau kiosque plus approprié aux besoins des musiciens de la fanfare.
La fin
Après 90 années de présence musicale à Marieville, l’UMM cesse ses activités et est dissoute le 26 mai 1990. « C’est facile, quand vous êtes le seul organisme, d’être rassembleur. Mais à partir du moment où d’autres organismes naissent, ça affaiblit. Éventuellement, il y a tellement de diversité que l’intérêt tombe », explique Gilbert Lefort, quant à la fin des activités de l’UMM.
Transferts générationnels
Suzanne Desfossés, secrétaire de la Société d’histoire, chiffre environ à 550 le nombre de membres ayant gravité autour de l’Union. Des transferts générationnels, de père en fils, se sont succédé. Les événements attiraient la communauté. Les plus petits suivaient la parade. Le grand-père de Gilbert Lefort, Eugène Rainville, en a été le président au début des années 1900. À Marieville, l’UMM est reconnue comme faisant partie des bâtisseurs de la communauté.
Jeu questionnaire
Parmi les objets exposés, on retrouve l’instrument de musique le sousaphone. Afin de rendre l’expérience ludique, il y aura un quiz à compléter. Micheline Roux, présidente de la Société d’histoire, affirme qu’aucune étude n’est nécessaire et assure qu’aucune question piège ne sera servie.
