Chambly : une minitournée à saveur acoustique pour Noir Silence
Le Chamblyen Samuel Busque, guitariste de Noir Silence, a entamé une minitournée acoustique avec sa troupe. La formation s’arrêtera au Club Square du Dix30, le 18 avril.
Noir Silence offrira une formule hybride, « un peu moins rock » qu’en festival. Samuel Busque, guitariste, relate que la formule se veut plus intime dans un souci de proximité avec le public.
L’exercice a déjà été exécuté dans le passé par le quintette. « Avant que les chansons ne soient arrangées comme on les entend, souvent, elles sont travaillées acoustiques en premier lieu. C’est un peu un retour à la base de la création », met en contexte le Chamblyen.
Un passé prolongé
Les cinq musiciens revisitent leur répertoire – de On jase de toi à Malade, en passant par Made in USA, Maintenant vieux, Le vent a tourné et T’es tellement belle. Au-delà de la musique, les membres du groupe proposent une incursion en coulisse : anecdotes inédites, moments drôles, touchants ou improbables, tensions et vertige des débuts fulgurants – portés par des archives personnelles et exclusives révélant l’envers du parcours.
Le groupe affirme qu’il ne rejoue pas son passé : il le prolonge. « On est beaucoup dans le moment présent et le partage du catalogue. Le passé ne nous appartient plus. C’est plutôt un hommage aux gens qui acceptent ce catalogue-là et qui sont encore avec nous », définit M. Busque.
C’est pas plus rose
Le 13 février dernier, Noir Silence a sorti sa chanson C’est pas plus rose. C’est d’ailleurs Samuel Busque qui en a composé les paroles. À travers l’opus, l’homme de 50 ans y fait un constat intergénérationnel.
« Notre génération, en tant que parents, a entamé un changement dans l’éducation, dans l’accueil et l’écoute des enfants. On est conscients, on se pose beaucoup de questions. Je pense que c’est bien, mais en même temps, ça peut devenir préoccupant, cette prise de conscience », estime le père de deux filles. La thématique de la déculpabilisation parentale y est aussi évoquée.
Des danseurs locaux
Le vidéoclip de la nouvelle chanson sera présenté le 18 avril, lors du passage du groupe au Club Square du Dix30. Celui-ci mettra en vedette les Dandyz, papas dansants, ainsi que leurs filles, tous issus de l’Académie Danza de Chambly. Le contact s’est fait en raison de l’aînée de M. Busque, qui était de l’école de danse. « Je suis un fan des Dandyz. Quand je les ai vus apparaître, j’ai trouvé que c’était un parfait exemple d’accomplissement pour les enfants. J’aime leur énergie. Je suis toujours ému de les voir », confie Samuel Busque.
Cynthia Normandin, fondatrice de l’Académie, a bâti une chorégraphie exclusivement pour l’occasion. Plusieurs « surprises » se sont glissées autour du concept. Tout d’abord, lors du tournage du vidéoclip, le téléphone cellulaire a été confisqué. Aussi, les conjointes et/ou les enfants ont écrit un message pour les papas avant qu’ils dansent.
Par surcroît, c’est en direct que les pères ont pris connaissance que leurs enfants avaient également appris la chorégraphie, en catimini. « On a ouvert les rideaux et les enfants sont venus compléter la danse avec eux », ajoute Samuel Busque, le sourire dans la voix. Trois jours plus tôt, l’une des filles a quitté pour aller étudier en France. Elle a appris la chorégraphie avant de partir. Un téléphone a été remis au papa (uniquement pour la cause). De l’autre côté de l’Atlantique, elle a dansé, simultanément, toute la journée, de chez elle.
L’immortelle chanson On jase de toi a célébré ses trente années d’existence. Samuel Busque affirme qu’elle est en quinzième position en ce qui a trait aux chansons québécoises les plus écoutées sur les plateformes de diffusion en continu.
