Chambly : quel monde pour l’an 3000?
L’auteur Viateur Lefrançois, un Chamblyen, livre un monde futuriste dystopique pour son nouvel ouvrage. Climat extrême relate la vie de deux familles au Québec en l’an 2999.
Comment sera le monde après les bouleversements climatiques? Telle est la question que pose Viateur Lefrançois, auteur chamblyen, dans son nouveau roman Climat extrême.
Pour l’écrivain, l’avenir de la planète est plutôt sombre. Ses personnages vivent au Québec mais semblent avoir délaissé Chambly. Nous sommes en 2999 et une guerre fait rage. « L’accent est mis sur deux familles québécoises, explique-t-il. Elles ont quitté le sud du Québec pour partir vers le nord. Elles paient, comme tout le monde, les bouleversements climatiques. Pour trouver un meilleur cadre de vie, elles ont déménagé vers la baie d’Hudson. »
Terre dévastée
Le climat est un sujet qui préoccupe l’auteur. « Je suis né en Gaspésie. À l’époque, il y avait beaucoup de glace. Aujourd’hui, c’est du sable. Dans mon récit, la Chine, les États-Unis et la Russie étaient davantage concernés par le fait de gagner de l’argent plutôt que d’être consciencieux de l’environnement. Cela a engendré le monde dystopique que je décris. J’ai trouvé intéressant de faire une excursion à cette époque. »
La guerre est présente. À l’aube du troisième millénaire, celle-ci présente un genre nouveau. « L’homme habite Mars, poursuit-il. C’est une planète qui offre un monde nouveau pour l’élite. La Terre est usée et les Terriens luttent pour leur liberté face aux Martiens qui les exploitent. Ainsi, les deux pères de famille que nous suivons sont des savants nés sur Mars et revenus sur Terre pour l’aider à son émancipation. »
Version plausible
Si le récit se destine à de la science-fiction, Viateur Lefrançois s’est documenté pour que l’histoire puisse coller à une certaine réalité. « Il a fallu deux ans pour publier ce livre entre les recherches et les corrections, confie l’écrivain. L’un des défis était de prendre en compte le progrès technologique et de l’anticiper. Pour cela, j’ai regardé beaucoup de documentaires. »
Des sources d’inspiration qui justifient sa vision sombre de l’avenir. Aussi, il en profite pour passer des messages aux lecteurs.
« Selon moi, il est trop tard pour sauver la planète, estime-t-il. Les maisons craquent en Sibérie, car la neige fond. De grosses compagnies agricoles pompent des nappes phréatiques aux États-Unis au détriment des habitants. Le but est de retarder le processus et pourquoi pas réussir, mais il sera difficile pour la nature de reprendre ses droits. De notre côté, on devrait agir pour changer nos habitudes. Malgré tout, il reste un espoir. »
