Chambly : le balado a enregistré son 600e épisode

Le balado Du bruit à mes oreilles, coanimé par le Chamblyen Alexandre Philipps, a enregistré vendredi son 600e épisode. Depuis plus de huit ans, il fait miroiter toutes sortes de musiciens, particulièrement de la scène locale.

« On avait des objectifs très bas. Je ne m’attendais jamais à ce que l’on fasse 600 épisodes », confie Alexandre Philipps, du balado Du bruit à mes oreilles. Il se souvient de s’être fait « rire dans la face » par des amis quand il prévoyait sortir son balado, et 600 épisodes plus tard, il a plus que gagné son pari.

En janvier 2018, quand l’aventure a débuté, il ne voulait que passer des soirées entre amis, à parler de musique. Un micro au centre de la table pour enregistrer, c’est tout ce que ça a pris pour que le projet démarre et que se publient les premiers échanges. « On avait un son débutant, si l’on peut dire », convient le Chamblyen. Le volet audio s’est peaufiné au fil du temps. Le matériel technique s’est bonifié, si bien que ce qui ne s’adressait qu’aux oreilles a évolué avec l’ajout d’un visuel. Le format est désormais complet, avec des diffusions en direct sur plusieurs plateformes telles que Twitch, Apple Podcasts, BaladoQuebec et YouTube. Si le projet se voulait local initialement, il a également pris son envol de façon internationale. Des groupes notamment d’Europe ou d’Amérique du Sud sont passé à son micro.

Ça a fait des bébés

« Ça a pris de l’ampleur », reconnaît Alexandre Philipps. Il s’est lancé dans la production et la distribution d’autres balados. Outre Du bruit à mes oreilles, s’ajoutent à la famille Du crime à mes oreilles, Les chroniques backstage, Rebel Sound Collective Live Session, Le podcast des playlists et le Punk Latté Podcast. Il collabore aussi à d’autres productions de la communauté musicale.

Faits saillants

Du bruit à mes oreilles a été nommé à trois reprises dans la catégorie « Balado musique » dans le cadre des Gamiq. Depuis 2006, le Gamiq est un événement annuel qui récompense les artistes émergents de la scène musicale québécoise.

Au fil de ses entrevues, Alexandre Philipps a fait des rencontres musicales inoubliables. Son équipage se retrouve à l’occasion dans des festivals notoires, à réaliser des entrevues. Dans le cadre de la couverture du Festival Music 4 Cancer, il a eu l’occasion de recevoir en entrevue Dave Brownsound, de la légendaire formation Sum 41. Il a également interviewé Loran, du mythique groupe punk français Bérurier Noir. Michel Langevin, membre fondateur et batteur du groupe culte Voivod, est passé à son émission. « Je n’en reviens pas de la chance de vivre ces moments-là, ces rencontres-là, et de le faire avec une gang d’amis. J’ai un énorme sentiment d’imposteur. J’ai la chance de parler à des pages d’histoire du mouvement. Je chéris tout ça et j’y fais attention », estime M. Philipps. Parmi ces faits saillants qu’il accumule, il lui est difficile d’en cibler un en particulier. Avoir reçu tous ces monuments de la scène punk représente pour lui des rendez-vous « inespérés ». Il admet ne pas s’établir de plan précis. « Je pense que ce qui explique notre durée, c’est que l’on n’a jamais eu d’attentes. Tout ce que l’on vit, c’est du bonus », nomme Alexandre Philipps.

Beaucoup d’écoutes musicales

Le temps qu’il passe à écouter de la musique, il ne le fait pratiquement plus de façon personnelle. Afin de se préparer, il se consacre principalement aux groupes liés aux divers balados qui peuplent sa vie. Le mélomane et ses collaborateurs tendent le micro et donnent l’occasion à des groupes plus marginalisés de faire entendre leurs voix.