Musique, textes et interprétation

Chambly : Émile Bourgault au Pôle culturel 

Émile Bourgault déploiera son talent sur les planches du Pôle culturel de Chambly, en première partie d’Andréanne A. Malette, le 29 novembre prochain.

À 21 ans, Émile Bourgault fait partie de la jeune garde musicale québécoise. Le Bouchervillois détient toutefois déjà une feuille de route bien garnie, comme en témoigne ce qu’il nomme être sa « run de concours ».

En 2022, il se présente aux Francouvertes et atteint la finale de l’édition. L’année suivante, il remporte les honneurs à Ma première Place des Arts. Quelques mois plus tard, il est sacré Lauréat du Festival international de la chanson de Granby. Son premier album, Tant mieux, est paru au printemps 2024, sous une réalisation de Félix Dyotte. L’album lui a valu une première nomination à l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l’année. « Je porte un regard très positif de toutes ces opportunités qui m’ont offert une visibilité très jeune, me permettant de bien lancer mon album », affirme d’abord le jeune artiste. Il complémente sur ses ressentis. « Je n’ai pas une confiance excessive en ce que je fais. Je la développe tranquillement. C’est sûr que ce sont de belles tapes dans le dos. Je l’ai toujours fait pour faire carrière et je veux absolument vivre de ça », admet en toute modestie Émile Bourgault. C’est d’ailleurs ce que réalise actuellement le musicien, vivre de sa passion. 

Diverses influences

C’est alors qu’il a environ cinq ans que ses doigts se déposent initialement sur les touches du piano. Les cours ont toutefois rapidement cessé. « Ça ne me tentait pas de pratiquer. Toujours un peu cette même paresse qui est restée », définit-il en riant. À la fin du primaire, il s’est remis à la musique, s’emparant de la guitare, cette fois. Les participations à Secondaire en spectacle ont naturellement suivi. Influencé par la musique francophone, de diverses décennies, Émile Bourgault s’est aussi laissé charmer par le folk américain. 

Au coeur de la tournée de Tant mieux sur les scènes du Québec, le vingtenaire est bien avancé dans le projet du fameux second album, celui que plusieurs artistes redoutent. « Quand on commence un nouveau projet, il y a ces questions existentielles à savoir si ça va encore marcher et toucher le public. C’est inévitablement symptomatique du métier incertain que l’on fait », situe l’artiste. Il nuance que le deuxième album est souvent le « vrai premier », en ce sens que l’album initial est composé de chansons que l’artiste traîne depuis longtemps. « Le deuxième, on repart de zéro », convient-il. Il promet un album plus « conceptuel » et avance sa sortie pour 2026. Il collabore avec la même équipe que pour le premier.

Première partie

Au piano, à la guitare ou encore les mains vides, en solo, en duo, ou flanqué de son band, l’auteur-compositeur-interprète oscille entre chansons à texte et vers d’oreille pop. Le souci du mot juste persiste, ainsi que le sens du spectacle.

À Chambly, c’est en solo, intime, qu’il réchauffera la salle pour Andréanne A. Malette. En une vingtaine de minutes, il écoulera cinq chansons. « C’est quelque chose que j’aime beaucoup faire. Ce que je trouve intéressant, c’est essayer de surprendre le monde. Je pense que je réussis à le faire majoritairement », remarque-t-il. 

En ce rôle, il conquiert parfois de nouveaux adeptes, qui le découvrent en direct. « Il y a des soirs où c’est magique, où ça se passe, et les gens apprécient découvrir. Les quelques personnes que je vais chercher reviennent, je les revois à ma tournée, c’est formidable », observe-t-il. 

Parallèlement, dans sa tournée personnelle, ils sont cinq sur scène. L’équipage rallie batterie, basse, clavier et guitares. Louis-Julien Durso met en scène le spectacle. Émile Bourgault chiffre à environ 70 le nombre de représentations rendues jusqu’à maintenant. « On est quand même rodés. C’est un bonheur pour moi de présenter ce show. On réussit à trouver le bon équilibre entre la musique, les textes et l’interprétation. Il y a un côté peut-être un peu théâtral à travers certains monologues que je fais », termine l’homme éloquent.

En plus de lancer Tant mieux, Émile Bourgault a présenté le microalbum Nous aurons toujours un ciel, en 2021. Le 10 octobre dernier, il a mis de l’avant son nouveau simple, Passer tout droit