Chambly : dernière demain du Ciné-Parc à DD
Des étudiants de niveau collégial ont présenté les courts-métrages qu’ils ont réalisés, en cette deuxième édition du Ciné-Parc à DD, à la microbrasserie Délires & Délices de Chambly.
En l’espace d’une année, le taux de participation a plus que triplé.
L’an dernier, quatre cégeps avaient confirmé leur collaboration à ces soirées où les cinéphiles peuvent découvrir le travail de jeunes artistes. Cette année, ils ont été treize établissements scolaires à lever la main pour présenter leurs oeuvres à la salle Gaby Bernier du Délires & Délices.
Les projections se sont étalées sur huit lundis, du 26 mai au 14 juillet. Des films d’animation, de fiction et des documentaires y ont notamment été présentés. La clôture de cette série de visionnements implique les productions préférées de la présente édition, soit deux heures de projection diluées à travers une trentaine d’oeuvres. « La qualité des productions d’élèves en cinéma collégial nous avait surpris l’été dernier et celle-ci est tout aussi impressionnante cette année. Les films d’animation, les documentaires et les fictions projetés sont, au bas mot, extraordinaires.
Le travail derrière tout ça est admirable », estime Pascal Cloutier, organisateur de ces soirées. Pour bonifier l’offre, il propose aussi des entrevues, comme ce fut le cas avec Marc-André Beauchamp, professeur de cinéma au cégep de Trois-Rivières.
Manque de public
M. Cloutier souhaite voir le public répondre à l’appel. « Pourtant, les habitués sont de plus en plus admiratifs et les soirées passent vite, entre popcorn et bière », indique-t-il. Il soutient que les professeurs et les étudiants qui présentent leurs œuvres n’ont que d’éloges pour l’activité. « Les vacances et la période estivale jouent peut-être contre nous », émet Pascal Cloutier en guise d’hypothèse.
L’organisateur est convaincu que l’événement fera boule de neige et qu’au fil du temps, il prendra des airs de festival. L’activité est gratuite. C’est l’occasion de voir les talents de demain, avant que ceux-ci ne brillent sous les feux de la rampe.
Origine de l’idée
L’idée est apparue à Pascal Cloutier il y a une vingtaine d’années, alors qu’un bar affichait un ciné-parc sur son menu d’événements. Des films populaires y étaient ainsi projetés.
Deux décennies plus tard, l’idée a évolué. Avec les plateformes de diffusion, les gens sortent beaucoup moins pour visionner le contenu qu’ils choisissent. Est venue la fameuse question « Qu’est-ce que l’on va projeter? », dit M. Cloutier. Il a cherché des produits exclusifs qui n’exigeaient pas un important engagement de temps. Il a approché un professeur du cégep du Vieux-Montréal, avec qui il joue au hockey, et lui a vendu son idée. Ils en sont venus tous deux à la même conclusion : diffuser les œuvres des étudiants, qui pourront ainsi faire valoir leur travail. Afin de rendre justice à la production, le Délires & Délices s’était même procuré un projecteur à la fine pointe.
