COVID et boom immobilier

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Par Chloé-Anne Touma | Initiative de journalisme local
COVID et boom immobilier
Le marché immobilier se porte bien chez nous. (Photo : courtoisie - Tierra Mallorca)

La pandémie n’aura pas nui au marché immobilier local, qui récupère les pertes de Montréal.

Selon le décret de l’Institut de la statistique du Québec publié le 14 janvier, ce sont toutes les populations de La Vallée-du-Richelieu qui sont en croissance. Le solde migratoire, qui correspond au gain démographique, y est de 645 entre le 1er juillet 2019 et le 1er juillet 2020. La majorité des nouveaux arrivants viennent de Montréal, selon l’étude. Bien que 571 personnes de La Vallée-du-Richelieu aient choisi de déménager pour aller s’établir à Montréal, ce sont 1364 personnes qui ont quitté la métropole pour emménager dans la MRC.

La population de la Ville de Chambly a atteint les 31 447 habitants, classant la municipalité au 14e rang des villes de
25 000 à 50 000 habitants, et au 36e rang des villes les plus peuplées du Québec. Il s’agit d’une croissance démographique de 0,16 %, soit de 50 personnes. Le journal a recueilli plusieurs témoignages d’habitants pour qui il fait bon y vivre. Si l’on résume les propos rapportés, on en retient qu’« à Chambly, tu as tout à proximité et il y a beaucoup d’entraide. Chambly a sa propre culture, qui devient de plus en plus riche ».

« (…) le télétravail qui s’étire avive le désir ou le besoin pour plus d’espace pour la maison. » – Marie-France Benoît

Justifier l’exode de Montréal

La « claustrophobie » qu’ont pu ressentir certains Montréalais en temps de pandémie en aurait poussé plusieurs à s’éloigner de Montréal vers la Rive-Sud. « Il semble que le télétravail qui s’étire avive le désir ou le besoin pour plus d’espace pour la maison », nous explique Marie-France Benoît, directrice principale de la firme de services conseils en immobilier Groupe Altus.
« Pour avoir plus grand et payer le même prix (car les salaires n’ont pas augmenté), on doit s’éloigner des quartiers centraux. Devant la possibilité de travailler de la maison deux ou même trois jours par semaine, s’éloigner du lieu de travail pose moins d’inconvénients. »

Et la PCU dans tout ça?

Mme Benoît ne pense pas que la Prestation canadienne d’urgence (PCU) soit vraiment responsable de la hausse du pouvoir d’achat. « Comme la PCU est clairement une mesure temporaire, je ne crois pas que les prêteurs hypothécaires aient pris ce revenu en considération. L’afflux de citadins à la recherche d’une meilleure qualité de vie et de plus d’espace serait, selon moi, une meilleure explication à la hausse des prix. C’est une question d’offre et de demande en immobilier résidentiel. »

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