COVID-19 : des précisions sur le couvre-feu

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Par Frédéric Khalkhal
COVID-19 : des précisions sur le couvre-feu
Geneviève Guilbault. (Photo : Capture d'écran - CPAC)

Aujourd’hui, 220 518 personnes ont été infectées par la COVID-19 au Québec depuis le début de la pandémie, c’est une augmentation de 2 519 personnes dans les dernières 24 h. Ce sont 74 nouveaux décès qui ont été rapportés lors de cette même journée. Le bilan évolue à 8 562 morts dans la province. Au Canada, la situation augmente aussi. Ce sont 632 838 personnes qui ont contracté le coronavirus. Les décès sont au nombre de 16 532 depuis le début de la pandémie.

Aujourd’hui, la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a fait le point sur le couvre-feu au Québec qui sera en vigueur du samedi 9 janvier au 8 février.

Ce couvre-feu est le premier imposé au Québec depuis 1918. À l’époque, la lutte était menée contre la grippe espagnole.
Mme Guilbault a confirmé ce qu’avait annoncé la veille le premier ministre François Legault, visant à réduire la propagation de la COVID-19. Le couvre-feu de 20 h à 5 h entrera en vigueur le 9 janvier 2021 pour une période de quatre semaines. Seules les pharmacies et les stations-service pourront demeurer ouvertes après 20 h. Les contrevenants à ce couvre-feu s’exposent à des amendes pouvant aller de 1 000 à 6 000 dollars.

« C’est une mesure qui ne changera pas grand chose pour ceux qui respectent déjà des règles de la santé publique. Par contre, pour la minorité qui continue à se rassembler, cela va devenir beaucoup plus difficile de le faire », a précisé Mme Guilbault.
La vice-première ministre a indiqué que les policiers qui feront respecter ce couvre-feu agiront avec discernement.

« On travaille avec le ministère de la Justice pour que les policiers puissent avoir des constats d’infraction qui pourront être remis immédiatement. Tout sera opérationnel dès 20 h samedi. »

Exceptions
L’ensemble des exceptions, quant aux personnes qui pourront circuler pendant le couvre-feu, se trouve sur le site du gouvernement.

On peut compter parmi ces personnes ceux qui font un travail essentiel, ceux qui promèneront leur chien dans un rayon de 1 km de leur domicile, les personnes qui iront se chercher un médicament, qui se rendront au chevet d’une personne… « Le couvre-feu ne doit surtout pas vous empêcher de quitter un milieu de vie qui est violent », de préciser Mme Guilbault.

Il sera de la responsabilité de la personne ayant quitté son domicile de 20 h à 5 h de prouver qu’elle a une bonne raison de le faire. Une preuve de l’employeur pourrait être un bon moyen de montrer qu’un déplacement est indispensable, a précisé Mme Guilbault. « Un modèle de lettre pourra être mis à la disposition des employeurs qui n’en ont pas », précise-t-elle.

Les personnes sans abris seront soumises aussi au couvre-feu. « On va travailler avec les municipalités pour qu’elles trouvent une place dans un refuge. Les policiers sont habitués de travailler avec cette clientèle. La tolérance sera de mise », de conclure Mme Guilbault.

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