Convention collective signée chez Aliments Cargill

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Par Jean-Christophe Noël
Convention collective signée chez Aliments Cargill
François Bissonnette et Nicolas Ferland ont officialisé ce matin la nouvelle convention collective des travailleurs de l'usine Cargill. (Photo : Jean-Christophe Noël)

Ce matin, la nouvelle convention collective a été signée par le patronat et le syndicat aux Aliments Cargill de Chamby.

Ce sont 500 travailleurs qui voient leur sort stabilisé. La précédente convention était échue depuis le mois de février. La nouvelle entente est, quant à elle, en vigueur depuis le 17 juillet.

Les deux parties se sont entendues pour dire que les négociations n’ont pas été de longues durées malgré des périodes allongées sans rencontres. « Concernant les rencontres, ça s’est très bien passé », indique au journal François Bissonnette, délégué syndical au Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

Améliorations pour les travailleurs

Le régime de soins dentaires et le salaire ont été au cœur des négociations visant à améliorer la position des travailleurs de l’usine d’alimentation. En ce sens, Cargill a changé de compagnie d’assurance. Relativement au salaire, une augmentation de 4 $ de l’heure sur une durée de cinq ans a été accordée. Elle sera divisée ainsi : 2 $ lors de la première année et 0,50 $ par année pour les quatre années subséquentes. L’accueil et l’intégration des travailleurs afghans ont également été bonifiés. Par exemple, un traducteur travaille désormais à temps plein sur le lieu. Un comité de francisation a aussi été mis en place.

« Les employés cherchaient à savoir si la situation allait se régler. » – François Bissonnette

Concernant la santé dentaire, en mars dernier, soutenus par le Nouveau Parti démocratique (NPD), les Libéraux de Justin Trudeau ont promis un nouveau programme de soins dentaires pour les familles à faibles et moyens revenus. Le gouvernement a jusqu’à la fin de l’année pour offrir une forme de couverture aux enfants de moins de 12 ans dont la famille dispose de revenus de moins de 90 000 $.

Pression ressentie

M. Bissonnette et Nicolas Ferland, directeur général de l’entreprise, ne s’en cachent pas : la pression s’est fait sentir lors des négociations. « Avant la période de vacances, les employés cherchaient à savoir si la situation allait se régler », témoigne le représentant syndical. Les deux entités regardent maintenant vers l’avant pour la suite des choses.

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