Congé de médicaments pour Hakeem

Par Annabelle Baillargeon
Congé de médicaments pour Hakeem

Pour Hakeem, un jeune garçon de 11 ans de Carignan, les vacances d’été sont pour lui un moment de répit de sa médication qui l’aide à traiter son trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) et son trouble d’opposition et d’impulsivité.

Si la médication l’aide à se concentrer et à performer à l’école, elle lui coupe toutefois l’appétit. Constatant une perte de poids, la pédiatre d’Hakeem avait suggéré à sa mère, Mélanie Paquin, de rendre une pause de Vyvanse pendant la période estivale afin qu’il regagne du poids pour ainsi suivre sa courbe normale de croissance.

« Nous le faisons depuis trois ans maintenant, et ça fonctionne super bien! Pendant l’année scolaire, il mange à peine le midi. En arrêtant pendant l’été, il retrouve l’appétit! C’est certain que ça nous demande de l’énergie pendant l’été », reconnaît sa mère, Mélanie Paquin.

Cette dernière prend donc plus de temps pour expliquer les consignes à son fils, afin qu’il puisse bien les comprendre. Hakeem dépense par ailleurs plus d’énergie l’été, car il joue au soccer deux fois par semaine et fait du vélo.

Une semaine avant la rentrée, il recommence à prendre sa médication, afin d’être bien prêt pour le retour en classe. Celui qui est également premier de classe ne s’y oppose pas. Comme l’explique sa mère, Hakeem est plus calme qu’avant grâce à sa médication, qui l’aide aussi au niveau social.

« Il est conscient du bénéfice que ça l’a sur lui. Déjà, tout jeune, avant qu’il soit médicamenté, il nous disait : « moi je veux, mais ma tête ne m’écoute pas », se souvient Mme Paquin.

Des préjugés

Pour expliquer la médication à ses enfants, tous deux aux prises avec le TDAH,  une autre mère interrogée par le Journal l’a décrit comme étant un outil comparable à l’aide aux devoirs ou la psychoéducation.

Cette dernière a toujours senti qu’elle devrait se battre contre les préjugés. « Je me souviens, la première journée où mon garçon a commencé la médication, il m’a dit : « pourquoi on n’a pas commencé avant! » », ajoute la mère qui a souhaité garder l’anonymat.

Bien que les résultats aient été encourageants pendant l’année scolaire, il ne s’agit toutefois pas d’une « pilule miracle ». En effet, ses garçons ont souffert de troubles de sommeil et d’appétit. C’est pour cette raison qu’ils cessaient la médication au courant des vacances.

« J’étais capable de <I>dealer<I> avec leur hyperactivité. On se trouvait des trucs. On faisait beaucoup de sports, la massothérapie aidait aussi à se calmer. L’ergothérapie permettait aussi d’aider au niveau de la motricité fine », mentionne-t-elle.

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