Condamné pour fraudes, un entrepreneur de Saint-Césaire poursuit ses affaires

Condamné pour fraudes, un entrepreneur de Saint-Césaire poursuit ses affaires

Stéphane Roberge, un entrepreneur de Saint-Césaire, a plaidé coupable en mars dernier de 12 chefs d’accusation de fraude, de fabrication et d’usage de faux documents. Alors que sa sentence doit être rendue en janvier 2016, il continue d’offrir ses service

À Saint-Césaire, Stéphane Roberge aurait omis de payer les factures de nombreux sous-traitants engagés pour des travaux de rénovation ou d’aménagement. L’entrepreneur a déjà été condamné à de multiples reprises en 2014 et 2015.

Le 26 août 2014, Les gazons Sainte-Julie ont réclamé plus de 73 000 $ à Stéphane Roberge pour marchandises vendues, livrées et non réglées entre les mois d’octobre 2009 et septembre 2011. Stéphane Roberge a prétendu que le recours aurait dû être intenté contre sa compagnie et non lui personnellement et, subsidiairement, que les sommes demandées étaient inexactes. La Cour supérieure a tranché en faveur des gazons Sainte-Julie. La cause est aujourd’hui en appel.

Le 11 mars 2015, la Cour du Québec a condamné Stéphane Roberge via sa société Tourbe SR à payer à Location Kiroule la somme de 5 800 $ suite à un contrat de location d’un véhicule automobile non honoré.

Le 15 avril, l’entrepreneur est condamné par la Cour du Québec à payer au sous-traitant Ampereur Électrique la somme de 14 000 $ pour le non-paiement de l’exécution de travaux reliés à la réfection d’une toiture.

Le 8 juin, Stéphane Roberge a été condamné à verser plus de 8 000 $ à l’entreprise Excel personnel, représentant le coût des services professionnels que cette dernière a rendu à Tourbe SR à la suite d’un contrat intervenu entre eux. M. Roberge avait alors sans succès contesté la réclamation en alléguant l’inexistence d’un lien contractuel entre lui et Excel.

Les avertissements fleurissent

L’affaire qui a été révélée par l’émission La Facture met en lumière les nombreux stratagèmes qui auraient été utilisés par le Césairois afin de ne pas s’acquitter de ses créanciers.

En attente de sa sentence concernant les chefs d’accusation de fraude, de fabrication et d’usage de faux documents, l’entrepreneur continue aujourd’hui ses activités de gérant de l’entreprise Tourbe SR, située sur la rue Delcourt à Saint-Césaire, également le lieu de sa résidence. De nombreux avertissements et critiques ont cependant fleuris ces dernières semaines sur internet, mettant en garde de potentiels acheteurs contre les pratiques de Stéphane Roberge.

Au moment d’aller sous presse, nos appels pour joindre Stéphane Roberge n’ont pas abouti.

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