Comptez les oiseaux ce week-end

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Par Frédéric Khalkhal
Comptez les oiseaux ce week-end
Le Grand dénombrement des oiseaux partout sur la planète se déroule du 18 au 21 février. (Photo : courtoisie)

Conservation de la nature Canada (CNC) encourage les amoureux de la nature au Québec à prendre part à l’un des plus grands projets de science participative au monde cette fin de semaine avec le Grand dénombrement d’oiseaux.

Le Grand dénombrement des oiseaux de février (GDOF) est une activité annuelle de quatre jours qui mobilise des observateurs de tous âges partout dans le monde pour le dénombrement des oiseaux en vue de produire un instantané en temps réel des populations. N’importe qui, néophyte ou expert, peut y participer. Les participants peuvent compter des oiseaux pendant seulement 15 minutes un jour donné ou aussi longtemps qu’ils le souhaitent chaque jour de l’activité. C’est gratuit, agréable et facile – et cela vient en aide aux oiseaux.

Le Grand dénombrement des oiseaux de février est un programme conjoint du Cornell Lab of Ornithology et de la National Audubon Society, dont Oiseaux Canada est le partenaire canadien.

Pour participer, il suffit de sortir dans la cour, le parc local ou encore, dans une réserve naturelle pour écouter les chants d’oiseaux et les observer. Une activité simple qui permet de faire avancer la science.

Jusqu’au 21 février

Le GDOF débute aujourd’hui jusqu’au 21 février. Lorsque les participants consignent leurs observations au moyen de l’application eBird, ils fournissent des informations essentielles qui aident les experts à suivre l’évolution des populations d’oiseaux au Québec. Les gens peuvent utiliser l’application gratuite Merlin ; c’est comme « Shazam », mais qui identifie les oiseaux à partir de ce qu’on voit et entend!

« Les populations d’oiseaux au Canada fluctuent selon plusieurs facteurs, entraînant des hausses ou baisses des effectifs. D’une part, la sauvagine et les oiseaux de proie semblent être de plus en plus nombreux, leur nombre ayant plus que doublé depuis 1970. D’autre part, les oiseaux de rivage et les insectivores aériens, comme les hirondelles, semblent disparaître à un rythme alarmant. Le travail de conservation de CNC permet de protéger des habitats essentiels pour ces espèces », d’indiquer Claude Drolet ornithologue auprès de CNC.

Pour Andrew P. Coughlan, Directeur, Région du Québec et Secrétaire du Fonds Baillie Oiseaux Canada, il s’attend pour ces 4 journées d’observation à plusieurs centaines de millier de formulaires. « L’année dernière, nous avons reçu environ 300 000 formulaires provenant des quatre coins du monde, dont 40 000 du Canada. Les participants ont signalé 6436 espèces d’oiseaux sur un total d’environ 10 000 dans le monde », précise-t-il au journal.

Une information scientifique

L’information recueillie servent les scientifiques à surveiller les changements dans les populations d’oiseaux au fil du temps. « Ces informations sont nécessaires pour bien cibler des efforts de conservation au niveau national et international pour les espèces d’oiseaux résidentes  et pour celles qui sont migratrices. Pour les espèces migratrices qui nichent au Canada, mais qui passent l’hiver plus au sud, le Grand dénombrement des oiseaux de février nous donne un portrait instantané de la situation de leurs populations juste avant qu’elles commencent leur grand voyage. »

Depuis que le Grand dénombrement existe, il a été lancé en 1998 et propose ici sa 25e édition, les données récoltées ont indiqué que certaines espèces sont moins communes qu’il y a 25 ans et que d’autres ont connu des modifications dans leur aire de répartition. « Par exemple, nous avons constaté une expansion plus au nord de l’aire de répartition de certaines espèces comme le Cardinal rouge.  Cette espèce profite probablement d’hivers plus doux ainsi que de l’augmentation du nombre de personnes qui aménagent un coin dans leur jardin pour les oiseaux ou qui installent des mangeoires.  Pour les espèces plutôt nomades, comme le Sizerin flammé, le Tarin des pins ou le Jaseur boréal, qui nichent en forêt boréale, le dénombrement nous aide également à savoir où ces espèces se trouvent d’une année à l’autre », de conclure M. P. Coughlan.

À vous de jouer maintenant.

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