Croc bouffe à Chambly

Chambly : des boîtes Croc bouffe s’installent à Chambly. 

Deux boîtes Croc bouffe sont installées à Chambly. Ces contenants en bois sont l’œuvre de Mael Lalancette, qui souhaite favoriser l’échange de denrées alimentaires entre citoyens.

L’organisme opère depuis 6 ans. « Le principe est très simple : c’est de l’échange de nourriture », résume Mael Lalancette, fondateur de Croc bouffe. Il compare l’initiative avec les Croque-livres. Le Montréalais mentionne que c’est une façon anonyme d’aider sa communauté. « Ça peut être pour des personnes qui n’ont pas accès à l’aide alimentaire, mais qui ont des besoins. Ça peut être simplement quelqu’un qui traverse une mauvaise passe », indique-t-il.

Deux boîtes sont installées à Chambly. Une se retrouve près du Pôle culturel, à l’angle de la rue Maurice. La seconde est située sur le boulevard De Périgny, à l’angle du boulevard Fréchette.

Gratuit pour les villes

La façon dont il s’établit dans une ville est assez rudimentaire. « On fait ça de façon un peu plus sauvage. On s’installe et on négocie ensuite avec les municipalités. La grosse majorité l’accepte naturellement », décrit M. Lalancette. Il ne reçoit aucune participation financière de la part des villes. Il affirme que son initiative est financée par le privé. « On est complètement indépendant. On roule avec des peanuts, soit moins de 3 000 $ par année », chiffre-t-il.

Hydro-Québec tolère

Mael Lalancette utilise les droits de servitude d’Hydro-Québec (HQ) pour ses installations. « Si HQ a des travaux à faire sur un poteau sur lequel il y a notre boîte, elle ne l’enlève pas, mais nous donne deux semaines pour le faire », dit-il.

Le fondateur de Croc bouffe construit les boîtes, les installe et les entretient. « Si elles brisent, je les répare ou je les change », fait-il savoir. C’est au cœur de la pandémie qu’il a démarré le projet. « Des banques alimentaires étaient fermées. J’ai cherché un moyen d’aider le monde. C’est là que m’est venue l’idée », établit l’homme.

À travers la province

Il soutient être rendu à 115 de ces boîtes, qui sont dispersées dans 39 municipalités. Il est possible de les répertorier sur une carte interactive. Il a démarré à Montréal. Depuis, il a arpenté les routes du Québec. Il est notamment possible de trouver des Croc bouffe en Estrie, au Centre-du-Québec, au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Outaouais. « Un moment donné, je suis parti avec un ami, avec un VUS et un trailer, et on a embarqué 27 boîtes : Sherbrooke, Drummondville, Québec, Trois-Rivières, Shawinigan, Chicoutimi et Jonquière. On a fait une grosse run en trois jours », énumère M. Lalancette, qui est couvreur de profession.

Boîtes à remplir

Quand nous avons ouvert la boîte sur le boulevard De Périgny, elle était vide. La seule façon dont Mael Lalancette peut savoir si ses boîtes se remplissent, c’est si des gens font des dons et lui envoient une photo par la suite. Il déclare qu’à Sainte-Catherine, la boîte vit un fort taux de roulement. « À force d’en parler, les gens réalisent la présence et aident. »

Son organisme est centré autour de la nourriture. Toutefois, les produits d’hygiène sont acceptés. En six ans, Mael Lalancette rapporte n’avoir jamais eu de problème avec ses boîtes, si ce n’est que de devoir les nettoyer ou les remplacer, à l’occasion.