Combattre le feu sans eau

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Par Jean-Christophe Noël
Combattre le feu sans eau
Une quarantaine de pompiers, en rotation des équipes de travail selon les mesures de santé sécurité liées à la pandémie, ont été nécessaires pour maîtriser l’incendie de Sivaco. (Photo : archives)

L’entreprise Sivaco basée à Marieville a été la proie des flammes avant-hier.

L’incendie s’est déclaré vers midi. Les flammes ont pris naissance sur une taule de protection d’une machine de galvanisation. Bruno Jodoin, directeur du Service sécurité incendie de Marieville et son équipe ont toutefois dû combattre le feu sans utiliser d’eau.

« La poussière s’est accumulée au dessus des bassin de trempage. Le produit qui se trouve dans les fours est réactif à l’eau. Quand les braises ont pris dans la poussière, nous avons dû faire tomber les résidus de poussière et les éteindre une fois au sol avec des extincteurs à dioxyde de carbone (CO2) », décrit le directeur du service.

La situation a été maîtrisée vers 18 h. Il aura fallu une quarantaine de pompiers pour venir à bout de la situation ainsi que du renfort issu d’une compagnie privée pour fournir en extincteurs.

« Ce n’est pas habituel d’éteindre les feux sans eau. Par contre, nous sommes formés pour ça. L’usine a des équipements pour faire face à ce genre de situation. La compagnie externe nous a fourni un surplus d’extincteurs car nous avions utilisé tout ce que nous avions en raison de l’ampleur de la situation », fait part M. Jodoin.

« Le produit qui se trouve dans les fours est réactif à l’eau. » – Bruno Jodoin

Personne n’a été blessé dans cette histoire et les dégâts sont minimes.

« Les pertes matérielles sont nulles. Les seules pertes reliées à l’intervention sont en lien avec la perte de production. Lorsque nous avons eu terminé, la production a pu repartir », expose le chef des pompiers.

Sivaco produit du fil d’acier. L’entreprise marievilloise conçoit, manufacture et livre des produits de fil, destinés à une multitude d’applications. Les incendies ne sont pas exceptionnels en ce qui les concerne a mentionné Bruno Jodoin, qui a également convenu que ce genre d’intervention est complexe.

« Nous avons dû intervenir trois fois pour des incendies de différentes ampleurs au fil de la décennie. La complexité est l’accès pour retirer les tisons pour ne pas que ça se propage au toit », termine-t-il.

 

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