Chronique animalière : adopter un lapin? Oui, mais…
Beaucoup de familles adoptent un lapin en pensant qu’il demande moins de soins qu’un chat ou un chien. Il est aussi souvent choisi pour les enfants, car c’est un animal qui semble facile. Pourtant, plusieurs réalités sont souvent sous-estimées.
À savoir avant d’adopter
Comme le chat, le lapin peut provoquer des allergies, notamment liées au foin, à la poussière ainsi qu’aux protéines présentes dans la salive et l’urine. Bien qu’il soit très mignon et petit, il ne s’agit pas d’un animal idéal pour les jeunes enfants, puisqu’il est fragile, facilement stressé par la manipulation et peut mordre lorsqu’il se sent menacé.
Le lapin a également besoin de beaucoup d’espace pour s’épanouir et ne doit pas être confiné en cage en permanence. Avec une espérance de vie de 10 à 12 ans, voire davantage, son adoption représente un engagement à long terme. De plus, les vétérinaires spécialisés en animaux exotiques sont parfois un peu plus difficiles à trouver. Enfin, la stérilisation est fortement recommandée, tant pour prévenir certains problèmes de santé que pour favoriser un meilleur comportement.
Points positifs
Le lapin peut être propre, intelligent, curieux et affectueux. Il apprend des routines, développe une relation avec son humain et peut cohabiter avec d’autres animaux (avec supervision). Actif surtout en journée, il s’adapte bien à plusieurs styles de vie.
Alimentation
Les lapins ne pouvant pas vomir, une alimentation riche en foin est indispensable pour favoriser le bon fonctionnement du système digestif et prévenir les risques de blocages. Le foin de qualité doit représenter 80 à 90 % de l’alimentation et être accessible en tout temps.
Les granules doivent être limités (1 à 2 cuillères à soupe par jour). Les légumes (1 à 2 tasses/jour) doivent être variés : laitues (sauf iceberg), coriandre, persil, céleri, etc. Les fruits, quant à eux, doivent rester une gâterie occasionnelle (1 à 2 c. à thé par jour maximum).
Entretien et hygiène
Un nettoyage quotidien de la litière est essentiel pour maintenir un environnement sain. La coupe de griffes et le brossage doivent être effectués régulièrement.
Cohabitation
Les lapins vivent mieux en duo (stérilisés), mais les introductions doivent être progressives. La cohabitation avec chiens/chats est possible sous supervision.
Soins vétérinaires
Une visite annuelle est recommandée pour notamment surveiller la pousse des dents et la digestion.
Environnement et stimulation
La liberté supervisée est fortement recommandée, les cages seules étant insuffisantes pour répondre aux besoins du lapin. Il est essentiel de lui offrir un environnement enrichi comprenant des cachettes, des tunnels ainsi que des objets à ronger. De plus, le lapin doit bénéficier d’un minimum de 3 à 4 heures d’activité libre par jour.
Comportement
Le lapin étant une proie, il est facilement stressé. Par exemple, il n’apprécie pas vraiment d’être porté dans les bras. Le mieux est de privilégier l’interaction au sol en respectant ses limites.
