Chronique de la Société d’histoire de la Seigneurie de Chambly : des emplois pour les sans-travail en 1932

Chronique de la Société d’histoire de la Seigneurie de Chambly : des emplois pour les sans-travail en 1932
La pose du macadam, en face de l'hôtel... ave Bourgogne, Chambly-Canton, vers 1911. (Photo : courtoisie)

Un texte de Paul-Henri Hudon, ancien président de la Société d’histoire de la seigneurie de Chambly, historien

Alors qu’en 2022, on manque d’employés dans beaucoup de postes, en 1932, c’étaient les emplois qui faisaient défaut. C’est la Grande Crise économique. Cependant, le journal La Patrie annonce que le ministère de la Marine offrira du travail à quelque 35 ouvriers de Chambly dès le 11 janvier 1932 :

« Deux chantiers seront ouverts grâce aux initiatives du député Alfred Duranleau. Le journaliste précise que les maires de Chambly-Bassin, de Chambly-Canton et de Chambly-paroisse, Hortensius Béique, Aquilas Ménard et Arthur Denault se dépensent sans compter pour appuyer le député. »

« M. Cantin, le surintendant du canal, fait exécuter d’importants travaux aux différentes écluses du canal de Chambly. Une cinquantaine de milliers de dollars (50 000 $) seront dépensés en salaires pour ces travaux. Une autre somme de vingt-cinq mille dollars (25 000 $) pourvoira à la confection d’un mur de revêtement (sic) du chemin de Chambly, d’une largeur d’environ 35 pieds de plus, depuis le monument de Salaberry jusqu’à la villa Albani. Détail intéressant. Ces travaux sont l’œuvre du gouvernement fédéral. Les municipalités intéressées ne seront pas obligées de grever leur budget pour assister les sans-travail. »

Le journal précise de plus que « la compagnie General Motors oblige les moulins de Bennett Limitée à être en opération 24 heures par jour, et cela, pour plusieurs mois à venir ».

« En outre, les <petites couturières> de la fabrique de chemises, elles aussi vont retourner à leur travail après quelques semaines de vacances, durant lesquelles on a exécuté plusieurs améliorations et réparations à l’établissement. » Il s’agit de la compagnie Segal Shirts, qui avait ouvert ses portes en 1929 et qui embauchait plus ou moins 200 personnes.

« La seule ombre au tableau, termine le journaliste, c’est le manque de froid, qui engendre le problème de l’approvisionnement de la glace pour la région. »

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