Christophe Normand : libéré par les Alouettes

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Par Jean-Christophe Noël
Christophe Normand : libéré par les Alouettes
Christophe Normand a finalement été libéré par les Alouettes. (Photo : archives)

Le centre-arrière marievillois ayant œuvré à l’école secondaire Monseigneur-Euclide-Théberge (MET) a finalement été libéré par les Alouettes de Montréal après avoir été arrêté en raison d’accusation de leurre d’adolescente dans un but sexuel.

Les faits reprochés seraient survenus le 9 août dernier, à Bromont. Christophe Normand a été arrêté pour avoir communiqué « par un moyen de télécommunication » avec une personne âgée de moins de 16 ans « en vue de faciliter la perpétration à son égard d’une infraction » de nature sexuelle.

Lors d’une entrevue que Normand avait accordée au journal pendant la COVID-19 en 2020, il avait mentionné : « J’ai donné mon nom à l’école MET pour être enseignant et j’ai eu le poste. » Il avait dit s’être taillé un poste auprès d’élèves autistes. « Il manquait d’enseignants dans le secteur de l’adaptation scolaire. En tant que preneur de poste, je me suis placé là. J’ai trouvé que c’était une très belle expérience. Ce sont des jeunes qui avancent à leur rythme. Nous étions deux enseignants et nous nous adaptions au niveau de chaque élève », nous avait-il rapporté

« Tout ce que je peux vous confirmer, c’est qu’il a obtenu un contrat de remplacement à l’école Monseigneur-Euclide-Théberge en 2020. » – Centre de services scolaire des Hautes-Rivières

Le Centre de services scolaire des Hautes-Rivières (CSSDHR) commente au journal que Christophe Normand n’était affecté à aucun établissement scolaire sur son territoire lors de l’arrestation. « Tout ce que je peux vous confirmer, c’est qu’il a obtenu un contrat de remplacement à MET en 2020. Il a mis fin lui-même au remplacement avant qu’il soit terminé », assurent les communications du CSSDHR.

La direction de l’école Monseigneur-Euclide-Théberge a, quant à elle, rapidement communiqué avec les parents, les invitant à entrer en contact avec elle s’ils avaient des inquiétudes ou des questions concernant cette affaire.
De son côté, le journal Le Devoir a écrit que « Normand travaillait comme enseignant durant la saison morte depuis 2015. Selon le site des Alouettes, il avait commencé depuis deux ans à enseigner l’univers social à l’école Monseigneur-Euclide-Théberge de Marieville, son alma mater ».

Situation embarrassante

Le footballeur de 30 ans avait été arrêté par la Sûreté du Québec (SQ) à son domicile d’Eastman le 25 août. Il a ensuite comparu par visioconférence du poste de la SQ. Le Marievillois a plaidé non coupable et a été remis en liberté sous conditions.

Par voie de communiqué, Mario Cecchini, président de l’équipe, s’est exprimé. « C’est vraiment désolant comme situation. Nos pensées vont d’abord à cette jeune fille, qui a eu beaucoup de courage pour dénoncer ça. Pour le moment, on a parlé beaucoup avec la Ligue au cours du week-end, et il y a des étapes qui ont été déterminées parce que c’est une première pour beaucoup de gens ici », a-t-il commenté.

Une seule victime a été identifiée à la suite de l’enquête. Toutefois, la police demande au public de fournir toute information concernant les allégations, ou à toute autre victime de se confier.

« Par respect pour toutes les parties impliquées, nous allons attendre les résultats de l’enquête » avait ajouté M. Cecchini. Le joueur avait à ce moment été suspendu jusqu’à nouvel ordre.
Quelques jours plus tard, les Moineaux ont finalement choisi de se départir des services du Québécois, après l’avoir suspendu.

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