Centre médical de Chambly: Des patients sans médecin de famille

Centre médical de Chambly: Des patients sans médecin de famille

SANTÉ. Des patients du Dr Rémi Côté se retrouvent sans médecin de famille à la suitede son départ du Centre médical de Chambly. Le médecin ne les a pas désinscrits comme l’exige la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) lorsqu’un médecin de famille

C’est ce que confirme Martine Lesage des relations médias du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre. Les patients doivent d’abord être désinscrits pour ensuite avoir la possibilité de s’inscrire au guichet d’accès pour la clientèle orpheline.

Mme Lesage explique que les patients du Dr Côté qui n’ont pas été désinscrits lui sont donc encore attitrés. Toutefois, elle précise que certains patients ont demandé au CISSS d’être désinscrits et que cela a été fait.

Dans une entrevue accordée au Journal en novembre 2014, le Dr Côté avait annoncé qu’il quitterait la clinique en janvier et prendrait une pause de quelques mois. Il avait précisé qu’il recommencerait peut-être à pratiquer par la suite.

Le Dr Luc Gagnon, qui a repris la relève de la clinique en février, ajoute que le Dr Rémi Côté n’a pas rempli et signé les formulaires de référence au guichet d’accès pour plusieurs patients vulnérables lorsqu’il a quitté le Centre médical de Chambly.

Une des patientes du Dr Côté, Denyse Marcil et son conjoint ont appris huit mois après le départ du Dr Côté qu’ils n’étaient toujours pas inscrits au guichet d’accès et que c’était le cas de plusieurs de ses patients.

Néanmoins, le guichet d’accès a informé le Dr Gagnon qu’il avait avisé le Collège des médecins que les formulaires du Dr Côté n’étaient pas conformes.

Afin de régler cette problématique, le Dr Gagnon a décidé de remplir de nouveaux formulaires lorsque les anciens patients du Dr Côté se présentent à la clinique sans-rendez pour un problème de santé.

Le Code de déontologie des médecins stipule que le départ du médecin doit faire l’objet d’un préavis, de deux à six mois avant la date convenue, à sa clientèle, à ses collègues et aux responsables de la clinique.

Les patients qui ont besoin d’un suivi particulier pour des problèmes de santé, tels que l’hypertension artérielle et le diabète, doivent être avisés personnellement, selon le Collège des médecins.

Le Dr Côté a de son côté publié une annonce dans le Journal de Chambly en mars pour aviser sa clientèle qui pratiquerait désormais à la Clinique médicale 1851 à Montréal et qu’il ne pourrait reprendre qu’une partie de ses patients.

Contacté à ce sujet, le Dr Côté a refusé la demande d’entrevue du Journal.

Un recours possible

Selon Leslie Labranche, relationniste de presse au Collège des médecins, toute personne ou instance qui croit qu’un docteur n’a pas rempli ses obligations professionnelles peut déposer une demande d’enquête au Collège des médecins.

Lorsqu’une plainte est déposée au conseil de discipline à la suite d’une enquête, le conseil détermine si le manquement est fondé. Si le médecin est trouvé coupable, une sanction est imposée, soit une réprimande, une radiation temporaire ou permanente.

Toutefois, le Dr Gagnon ne prévoit pas déposer une demande d’enquête au Collège des
médecins, jugeant que cette responsabilité revient à la population.

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