Rues non terminées : Carignan attend des faits concrets

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Par Saïd Mahrady
Rues non terminées : Carignan attend des faits concrets

Le maire Patrick Marquès tient à dire que la Ville attend plutôt le calendrier de l’exécution des travaux de la part des ingénieurs pour les rues Ambroise-Joubert, Charlotte-Dubuc et Étienne-Provost.
« Il n’y a aucune démarche concrète faite par M. Gagnon », a affirmé en entrevue le maire au sortir de la dernière séance du conseil municipal. Le promoteur Marc Gagnon disait tout récemment au Journal de Chambly qu’il offrira à la Ville d’exécuter les travaux au début juin.
M. Gagnon, qui a été approché par le Journal, réagissait à la décision de la Ville d’entreprendre elle-même les travaux étant donné que les procédures légales n’ont pas permis d’obliger le promoteur à terminer l’ouvrage.

« Il n’y a aucune démarche concrète faite par M. Gagnon. » – Le maire Patrick Marquès

C’est que l’administration a dû intervenir l’été dernier pour maintenir « les trois rues dans un état carrossable en procédant ponctuellement à des travaux de recharge granulaire, de nivelage de la chaussée, d’épandage d’abat-poussière lorsque requis. De la même façon, les fossés ont été nettoyés, les débris ramassés et la station de pompage a été mise en service ».

Dépenses et information

Lors de la période de questions, un citoyen s’est interrogé sur l’impact des emprunts réalisés par la Ville sur le compte de taxes au cours des derniers mois (achat du terrain à l’île Goyer et le parc du Centre multifonctionnel). Il a aussi relevé la question de l’accès à l’information, notamment pour le registre de signatures concernant le projet parc du Centre multifonctionnel.
« Je regarde le peu de personnes (une poignée de citoyens) qui sont dans l’assistance ce soir. Lorsque les projets ne sont pas annoncés à l’avance, au moins une semaine avant, dans le Journal de Chambly (l’actuelle administration ne publie plus depuis longtemps les avis publics dans les journaux) ou sur les panneaux (d’affichage), dites-moi, sont-ils annoncés quelque part ailleurs? », a demandé ce citoyen. D’ailleurs, la conseillère de l’opposition, Anne Poussard, aurait souhaité que la Ville se serve de ces panneaux au lieu de l’infolettre et de la page Facebook. Elle ajoute que « ce n’est pas tout le monde » qui s’informe par l’intermédiaire des réseaux sociaux.
En réponse, le maire a indiqué que l’information a été acheminée par l’envoi de l’infolettre (1059 abonnés), et par la page Facebook (2303 abonnés) ainsi que par le site Internet de la Ville. Il ajoute que la façon d’informer en cette matière a été décidée « en fonction de la politique des communications ». Quant à la portion à payer de plus pour le contribuable, le maire dit que l’emprunt pour le parc du Centre multifonctionnel coûtera 22,69 $ de plus pour une résidence évaluée à 300 000 $.
À noter que la conseillère, Stéphanie Lefebvre, avait déjà indiqué au Journal que l’emprunt pour le parc du Centre multifonctionnel (un peu moins de 3,6 M$) se traduira par un ajout de 24,71 $ par an pour le citoyen, en plus de 35,00 $ pour le terrain acheté par la Ville dans l’Île Goyer (2,9 M$) et de 10,98 $ pour le parc Henri-Bisaillon (925 000 $), soit un total de 70 $.

75 000 $ pour le budget participatif

Le maire a annoncé une bonification du budget participatif, qui passe de 50 000 $ à 75 000 $. Les citoyens ont jusqu’au 3 juin pour proposer un projet.
L’an dernier, le projet de Dek hockey au parc Genest a eu 259 votes contre 228 pour la Pente à glisser au parc Forget. Le Sentier d’interprétation de la pointe nord de l’Île aux Lièvres et la Halte vélo « Le pavillon vert » ont reçu successivement 159 et 110 votes pour un total de 756.
Le projet retenu a gagné alors par 31 votes, ce qui a amené un citoyen à demander au maire la possibilité de choisir le projet de la Pente à glisser. Le maire dit ne pas exclure que le projet soit déposé une seconde fois, mais l’exercice, poursuit-il, est de mettre « des projets en concurrence ».

Démission du directeur général adjoint et greffier

Rémi Raymond, qui a occupé le poste de greffier pendant douze ans, quitte ses fonctions pour aller travailler comme directeur général dans la MRC des Jardins de Napierville.
M. Raymond a également agi à titre de directeur général en juin 2017 pour remplacer Michel Larose, qui avait alors quitté ses fonctions pour offrir ses services à la Ville de Chambly. Vincent Tanguay a été embauché par la suite comme directeur général à Carignan.
Le maire a encore accueilli ce départ avec résignation. On rappellera qu’en juin dernier, Christine Ménard, chef de la division urbanisme et Annabelle Landry, conseillère en environnement et développement durable, ont elles aussi démissionné. « Les gens peuvent choisir d’aller dans d’autres endroits; c’est un cheminement de carrière et Carignan est une belle école. Ce n’est pas la première fois que ça nous arrive », commentait alors M. Marquès.

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