Cap vers la biodiversité

Photo de Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
Par Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
Cap vers la biodiversité
Dix ruches ont été installées à Chambly. (Photo : (Photo : courtoisie))

Chambly Les Chamblyens ont réalisé leur première récolte de miel des ruches installées par la Ville. Un projet faisant partie intégrante d’une démarche vers la biodiversité.

Fin de l’été, premier bilan. Amélie Roy, cheffe de la division en environnement à la Ville de Chambly, est positive après la récolte de miel, en fin de semaine dernière, dans les dix ruches installées sur cinq sites à travers le territoire : « Les gens ont montré de l’intérêt en posant des questions aux apiculteurs. C’était convivial. Nous avons pris soin de choisir une espèce d’abeille dont la présence permet de polliniser et d’augmenter le rendement des récoltes. »

Laisser faire la nature

L’opération « ruches urbaines » a été lancée après son adoption lors du budget participatif 2021. Elle consiste à instaurer des ruches au Pôle culturel, au jardin Boileau, au parc Fonrouge, au jardin communautaire et au bassin de rétention du parc Joseph-Chatelain.

Cette initiative fait partie d’un vaste projet visant à amener davantage de biodiversité à Chambly : « Notre campagne met l’accent sur l’importance de la diversité du sol », poursuit Amélie Roy. « D’ailleurs, notre slogan est »Je ne suis pas négligée… Je suis diversifiée ». On veut casser le mythe du gazon bien vert devant sa maison et des mauvaises herbes à enlever. Nous avons arrêté la fauche sur le bassin de rétention du parc Joseph-Chatelain pour laisser pousser la végétation. C’est un projet sur trois ans. Nous avons aussi planté des arbustes fruités et laissons faire la pollinisation sur trois ans. On verra ce qu’il y pousse. » Aucun arrosage supplémentaire ni autre activité humaine n’ont été effectués.

Si le projet vise à rendre Chambly encore plus vert, la sensibilisation des citoyens entre aussi en ligne de compte : « On veut sensibiliser les petits et les grands aux pollinisateurs », renchérit la responsable de l’environnement. « Il existe 350 types d’abeilles au Québec et on ne peut pas se battre contre la nature. D’autant que notre espace est une parfaite transition entre la ville et la campagne. »

En attendant, les ruches passeront leur premier hiver, mais Amélie Roy ne sera pas bien loin : « On va laisser faire la nature en essayant de développer le plus possible ce projet. On verra ce que cela donnera au printemps prochain! » La Ville de Chambly présente la conférence de l’organisme Jour de la Terre, Je mange de façon durable, le 27 septembre à 19 h, au Pôle culturel, 1625, boulevard De Périgny.

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