Billet vers Tokyo pour Jacqueline Simoneau

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Par Jean-Christophe Noël
Billet vers Tokyo pour Jacqueline Simoneau
Claudia Holzner, à gauche, et Jacqueline Simoneau, à droite, sont tout sourires à la suite de la récolte de leur médaille d’or aux Jeux panaméricains de Lima. (Photo : courtoisie)

L’athlète, native de Chambly, a assuré sa présence aux Jeux olympiques de 2020 alors qu’elle a raflé la médaille d’or en natation artistique en duo et en équipe aux Jeux panaméricains de Lima le 29 juillet.

Dominantes, c’est le moins que l’on puisse dire pour qualifier Jacqueline Simoneau et ses coéquipières canadiennes. Démarrant la journée avec l’épreuve en duo, la jeune femme de 22 ans et sa partenaire Claudia Holzner ont présenté un programme sans faille. Au haut du podium, la paire était accompagnée, sur la seconde marche, de l’équipe mexicaine qu’elle a devancée par près de six points. L’équipe américaine a, quant à elle, récolté la médaille de bronze.

Simoneau et Holzner ont ensuite rejoint leurs sept compatriotes pour le concours en équipe. Victorieuse au sein de ce collectif, l’étudiante en sciences santé a mis la main sur sa deuxième médaille d’or de la journée ainsi que sur un deuxième laissez-passer vers la capitale nippone.

Changements importants

Jacqueline Simoneau a vécu des changements significatifs qui influent le cycle d’une carrière. Maintenant entraînée par le Hongrois Gabor Szauder, qui par le passé a travaillé avec des athlètes grecques, hongroises et slovaques de haut niveau, celle qui a commencé son sport à l’âge de 9 ans travaille de concert dans l’eau avec la Calgarienne Claudia Holzner. Après avoir terminé septième aux côtés de Karine Thomas, retraitée depuis 2018, lors des Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016, Simoneau vit une nouvelle chimie déjà bien installée

20 – C’est le nombre de médailles qu’a amassées Jacqueline Simoneau d’avril à juin 2019.

« Claudia vient de Calgary, mais elle demeure à Montréal depuis sept ans maintenant. Nous avons une force similaire, la même puissance, et nous dégageons la même énergie dans l’eau », relate celle qui profite de son passage au Pérou pour explorer le Machu Picchu.

Séries mondiales

Avant les Jeux panaméricains, Jacqueline a participé, d’avril à juin, à cinq Séries mondiales. Dans un calendrier condensé, elle a trimballé son costume et son bonnet de bain en Grèce, au Japon, en Chine, aux États-Unis et au Canada. Sur cette courte période de temps, elle a cumulé une impressionnante vingtaine de médailles, faisant des Jeux panaméricains une simple suite logique. Entre les Séries mondiales et Panam, la nageuse a fini cinquième au monde en solo technique aux Championnats du monde de la Fédération internationale de natation (FINA), disputés à Gwangju, en Corée du Sud.

Sacrifices

Être une athlète de calibre élite ne se fait pas de façon hasardeuse. Les heures d’entraînement ne se comptent plus et se joignent à ce lot des efforts que certains nomment des sacrifices.

« Pour moi, ce ne sont pas des sacrifices, ce sont des choix. Je choisis de m’entraîner plutôt que de sortir avec mes amis. Ils comprennent mon choix. Je n’ai aucun regret envers ce que je mets de côté pour être où j’en suis », rétorque avec assurance la femme assumée.

Idole

Afin d’atteindre les plus hauts sommets, un modèle trace habituellement la voie et sème la graine qui germera avant l’éclosion. Avant de ne pratiquer que la natation artistique, Jacqueline Simoneau était également plongeuse. En ce sens, elle voue une grande admiration pour Émilie Heymans. « Lors d’un de mes événements en duo, elle était présente et m’a souhaité bonne chance. C’était assurément un moment marquant », complète l’ex-Chamblyenne, qui souhaite entrer en médecine à la fin de son DEC.

 

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