« Beaucoup de peine » après le décès de Jonathan Jérome

Photo de Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
Par Julien Dubois (Initiative de Journalisme Local)
« Beaucoup de peine » après le décès de Jonathan Jérome
L'émotion était vive lors des jours suivant le décès de Jonathan. (Photo : Julien Dubois)

À la suite du décès de Jonathan Jérome, fauché par une voiture alors qu’il circulait en scooter, mi-octobre à Carignan, l’école secondaire Joséphine-Dandurand, où il étudiait, a appliqué le protocole d’assistance aux élèves. Juste au cas où.

Jonathan Jérome, 16 ans, est décédé sur le chemin Sainte-Thérèse à Carignan alors qu’il circulait en scooter avec un ami. Ils ont été percutés par une voiture. La mauvaise nouvelle est arrivée par téléphone. « Une maman qui connaît la famille de Jonathan m’a appelée pour annoncer le décès de Jonathan dès dimanche, soit quelques heures après le drame, rappelle Marie-Hélène Fournier, directrice de l’école Joséphine-Dandurand. La première chose que nous faisons dans ce genre de situation est de vérifier l’information auprès du Centre de services scolaire qui est en contact avec la police. »

Bien que ce scénario soit exceptionnel, l’équipe éducative était prête à agir afin de permettre à l’établissement de fonctionner le mieux possible dans ces conditions : « La conseillère en rééducation est responsable de notre protocole, poursuit Marie-Hélène Fournier. Celui-ci est mis à jour chaque année et l’exercice est répété à plusieurs reprises. Comme lors des pratiques en cas d’incendie, chacun sait ce qu’il doit faire. »

Un plan d’action en place

Moins de 48 heures après la tragédie, les élèves ont regagné l’établissement lundi. Les professeurs et la direction ont dû accueillir les jeunes et prévoir les situations. « On a réuni tout le personnel dès la première heure pour l’informer et écarter toutes les rumeurs parues sur les réseaux sociaux. Ensuite, on s’est occupés des élèves à leur arrivée. Nous avions préparé une liste d’élèves à risque, comme les amis de Jonathan. Grâce à cela, on a pu poster un intervenant dans la classe ou proche de celles où l’un d’eux se trouve pour agir au plus vite en cas de besoin. Une salle de rassemblement était prête avec une psychologue et une psychoéducatrice. Elle était disponible aussi longtemps que nécessaire. Souvent, cela dure une journée, voire deux ou trois. La grande majorité des jeunes n’a pas besoin d’aide, mais on l’offre quand même. »

Alors que le branle-bas de combat était de mise au sein de l’établissement, le téléphone s’est aussi activé pour prévenir tous les parents. « On ne donne pas de nom pour éviter le sensationnalisme, poursuit la directrice. Parfois, les émotions peuvent ressortir une fois que les élèves rentrent à la maison. Dans ce cas-là, on réfère les CHSLD. »

Une information vite partagée

Les adolescents étant pour la plupart connectés aux réseaux sociaux, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. « Quasiment tout le monde avait connaissance de l’accident en arrivant en cours lundi matin, explique Marie-Hélène Fournier. Dans un tel contexte, les élèves sont tous très calmes et l’heure est au recueillement. Un tel drame arrive de temps en temps et l’on ressent toujours beaucoup de peine à travers l’établissement. »

Si les jeunes nécessitent toute l’attention de l’équipe éducative, les enseignants aussi peuvent être fragiles dans ces moments-là. « Ils sont chargés de faire l’annonce pour que tout le monde ait la même information, précise Marie-Hélène Fournier. Mais s’ils ne se sentent pas aptes à le faire, quelqu’un d’autre peut s’en occuper. On n’oblige personne, mais l’annonce doit être faite. »

Partager cet article