Attentats à Paris: Une résidante de Chambly critique son pays d’origine

Attentats à Paris: Une résidante de Chambly critique son pays d’origine

INTERNATIONAL. Lorsqu’elle a été informée des attentats à Paris, Florence Michel s’est inquiétée pour sa nièce qui vit dans la ville lumière. Elle s’est donc empressée de vérifier si elle était en sécurité et elle a été vite soulagée d’apprendre qu’elle n

Bien qu’elle compatisse avec ceux qui ont perdu des proches, la résidante de Chambly originaire du département des Yvelines, situé dans la banlieue au sud de Paris, se montre critique envers la France à la suite des attentats survenue dans la capitale vendredi dernier.

Elle raconte que son pays d’origine a accueilli des immigrants provenant des pays qu’il avait anciennement colonisés tel que l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, car ceux-ci avaient été ses alliés dans des guerres auparavant. Toutefois, selon Mme Michel, cela ne s’est pas fait de façon convenable et les nouveaux arrivants n’auraient pas eu le soutien nécessaire.

«La France ne les a pas aidés. Ils se sont retrouvés entre eux, souvent sur le bien-être social. Cela a créé des ghettos et un mauvais modèle pour les enfants. Les jeunes qui n’ont pas d’avenir sont portés à se radicaliser», affirme-t-elle.

Affirmant être en faveur de l’accueil des immigrants, Florence Michel croit que le pays qui les reçoit doit être en mesure de leur offrir les ressources nécessaires. C’est pourquoi elle questionne l’engagement du Canada d’accueillir 25 000 immigrants syriens.

«Nous sommes prêts à accueillir 25 000 réfugiés, mais nous ne sommes pas en mesure de le faire avec dignité», déclare celle qui est aussi enseignante. Le contexte d’austérité, notamment en éducation, l’amène à se questionner sur ce que le Canada pourra offrir aux immigrants alors qu’à son avis, les besoins à combler sont déjà criants.

Une question de sécurité

Outre la problématique des ressources disponibles autant en France qu’au Canada, la question de la sécurité fait aussi partie des éléments évoqués par Mme Michel.

«Ce n’est pas normal de pouvoir encore entrer au Bataclan alors que le plan Vigipirate a été appliqué à la suite de l’attentat contre Charlie Hebdo», soutient-elle.

Ce plan a pour but de permettre une réaction rapide en cas de menace ou d’action terroriste, afin de renforcer la protection, de  faciliter les interventions et ainsi limiter les effets du terrorisme.

La résidante de Chambly ne comprend pas qu’à l’ère des communications, il n’y ait pas eu une surveillance plus importante et elle espère qu’il y aura une enquête pour faire la lumière sur les circonstances.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires