Apprendre a encore la cote

Par Annabelle Baillargeon
Apprendre a encore la cote
(Photo : Annabelle Baillargeon)

Avec une soif d’apprendre inépuisable, Lise et Henri-Bernard Boivin se préparent à une nouvelle rentrée à l’Université du troisième âge (UTA). Le couple de fidèles étudiants a traversé toute l’évolution de ses cours, lui qui était sur les bancs d’école lors de la première session, il y a 21 ans.
« Les cours et les conférences sont intéressants, on a toujours la curiosité d’apprendre, même lorsqu’on vieillit. La retraite, ça ne veut pas dire un arrêt complet », fait remarquer M. Boivin.
Depuis 15 ans, la responsable des programmes et la présidente du comité de Chambly, Pierrette Boivin, tente de créer une programmation de cours des plus variées et intéressante.
« L’Université de Sherbrooke nous demande comme exigence d’offrir des cours de calibre de premier cycle universitaire, précise-t-elle. On essaie de se coller sur l’actualité, mais on peut exploiter des sujets scientifiques, philosophiques, politiques ou encore sur les beaux-arts. »
« Les arts, c’est ce que je préfère ! » s’empresse de lancer avec le sourire M. Boivin.
Au menu, on trouve une série d’une dizaine de conférences sur divers sujets, ainsi que la possibilité de s’inscrire à un cours par session d’une durée de 20 heures, qui approfondira une thématique plus précise au cours de la session.

Programme

Cette année, l’UTA s’intéresse au 150e anniversaire de la Confédération pour bâtir son cours, « Le Canada à l’heure des commémorations ». Les élèves se pencheront sur notre histoire, en abordant notamment la bataille de la Crête de Vimy, le rôle du Canada dans la Première Guerre, le 35e du rapatriement de la Constitution, le 100e du Traité de Versailles ou le 50e de la fondation du Parti québécois. « On en a pour toutes les allégeances et les goûts », ajoute la responsable des programmes.
Parmi les conférences, on explorera l’art contemporain, les OGM, le narcissisme et l’égoportrait, l’éveil du Québec à la poésie avec Gaston Miron ainsi que les aimants pour soigner le cancer.
Chaque conférence est livrée par un spécialiste, soit un professeur de l’université ou des candidats au doctorat.
Avec l’exposition sur Napoléon qui devrait prendre l’affiche au Musée des Beaux-Arts de Montréal en 2018, l’UTA compte exploiter le sujet.

Évolution

Au fil des années, le visage de l’UTA a grandement changé. Les classes sont formées de plus en plus de jeunes retraités. « Le troisième âge ne colle pas à nos étudiants. Il faudrait réfléchir pour changer de nom », réfléchit tout haut Mme Boivin. Un bon nombre d’élèves sont maintenant dans la cinquantaine, qui s’avère le seul critère pour suivre les cours. Sans évaluations, les cours sont ouverts à tous, peu importe leur niveau de scolarité.
Après avoir tenu ses activités à quelques endroits, l’UTA a finalement jeté l’ancre aux salles qui se trouvent sous le Complexe Desnoyers à Chambly. Ce local comble M. Boivin, qui apprécie la climatisation et les bureaux installés pour permettre la prise de notes plus facile.
« Ce qui est intéressant des cours, c’est que ça nous offre l’occasion de socialiser et de rencontrer plein de personnes avec différents intérêts. On a rencontré des amis à la Société d’histoire de la seigneurie de Chambly et de la Société d’horticulture et d’écologie », ajoute sa conjointe, Lise Boivin.
La parité commence à se faire de plus en plus remarquer dans les groupes, alors qu’on compte davantage d’hommes dans les classes. Un homme siège depuis cette année au comité de programmation, ce qui permettra selon Mme Boivin d’apporter une nouvelle perspective aux choix des cours à offrir.

Technologies

Avec le temps, les cours se sont modernisés et les technologies permettent plus de latitude aux professeurs et aux étudiants. « Vous souvenez-vous, avant, nous devions empiler les livres pour diffuser les diapositives ! Maintenant, le professeur n’a qu’à arriver avec son ordinateur et il projette son diaporama », se souvient la présidente du comité de Chambly.
L’inscription est désormais plus simple également, pouvant être complétée en ligne. À ses débuts, l’UTA fonctionnait avec les lettres envoyées par la poste. Aujourd’hui l’université prévoit un service d’aide pour les membres moins à l’aise avec la technologie.
La session de cours et de conférences est d’une durée de 20 heures cet automne. La première conférence se tiendra le 21 septembre et le premier cours, le 26 septembre.
Renseignements : www.usherbrooke.ca/uta/monteregie

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires