Apparition du maire de Chambly à la séance extraordinaire

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Par Frédéric Khalkhal
Apparition du maire de Chambly à la séance extraordinaire

La séance extraordinaire du conseil municipal de Chambly qui a eu lieu hier soir à Chambly s’est déroulée en présence du maire de Chambly, Denis Lavoie.
Alors que Jean Roy ouvrait la séance en tant que maire suppléant en l’absence du maire, en convalescence, Denis Lavoie est arrivé quelques minutes plus tard pour reprendre son siège, à la surprise générale.
Plusieurs citoyens et Mario Lambert, conseiller de l’opposition, lui ont alors demandé si sa présence signifiait la fin de son arrêt maladie : le maire a précisé qu’il s’en tiendrait aux quatre points à l’ordre du jour.
Ce dernier avait annoncé officiellement en novembre, par un communiqué diffusé par la Ville, qu’il serait absent pour des raisons de santé du 19 novembre 2018 au 12 janvier 2019. Un délai qui avait été prolongé à la suite de la première séance du conseil municipal de l’année. M. Roy avait à ce moment signalé que « M. Lavoie est en congé de maladie ».
Contacté par le journal, M. Lavoie explique que « j’ai été toujours présent, pas simplement une fois par mois. Je ne suis pas un employé de la Ville. Je prends mes grosses décisions tout seul. Je n’écoute pas toujours mes médecins. »
Sans donner une date officielle de retour, M. Lavoie soutient que même pendant son congé de maladie, « je donnais des coups de fil. C’est une question de responsabilité. »
Le maire indique cependant qu’il continuera à ménager ses apparitions, toujours pour des raisons de santé. « Quand je suis présent à tous les événements, certains me critiquent, quand je le suis moins, on me critique aussi. En attendant, les fonctionnaires travaillent pareil et la municipalité fonctionne. »

Une absence autorisée par la loi

Selon l’article 324 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, « le mandat d’un membre du conseil qui a fait défaut d’assister aux séances du conseil pendant 90 jours consécutifs prend fin à la clôture de la première séance qui suit l’expiration de cette période, à moins que le membre n’y assiste ».
Sur le plan législatif, un élu a donc droit à une absence de 89 jours consécutifs sans donner de raison.
Toutefois, le conseil peut, lors de cette séance, accorder un délai de grâce de 30 jours au membre dont le défaut a été causé par l’impossibilité en fait d’assister aux séances. Le mandat de ce membre prend alors fin le trente et unième jour, à moins qu’il n’assiste à une séance du conseil au cours du délai de grâce.
Le conseil peut aussi, en temps utile, décréter que « n’entraîne pas la fin du mandat du membre son défaut d’assister dû à un motif sérieux et hors de son contrôle et ne causant aucun préjudice aux citoyens de la municipalité ou, selon le cas, du district électoral ou du quartier ».
Lors des cinq dernières séances ordinaires du conseil municipal de Chambly, M. Lavoie n’a siégé qu’une seule fois.

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